Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 00:07

 

Après 2 week-end sans compète me voilà de retour pour une nouvelle épreuve de triathlon à St-Remy sur Durolle histoire de se défouler un peu après quelques semaines d’entraînement ou les sensations ont été pleine de promesses et de relancer le moteur dans la perspective des championnats de France début Juillet.

Ce triathlon au format Longue Distance (2,5/80/20) est le support des championnats d’Auvergne et est qualificatif pour les championnats de France, autant dire qu’il va pas falloir amuser le terrain et qu’il faut claquer une perf !

 

Pas de souci en ce qui concerne mes intentions sur ce triathlon sauf que là ou le bas blesse c’est que 3 jours avant l’échéance je me lève de mon lit avec une raideur à l’entrecuisse …………………hum …………. bon d’accord je vois de suite à quoi vous pensez mais sur ce coup ce n’est pas le genre de raideur que tout homme espère de bon matin, j’me tape donc une bonne vieille contracture à l’ischio et me retrouve avec la jambe gauche toute bloquée, allez savoir pourquoi ce crétin d’ischio c’est contrarié en tout cas c’est la galère pour descendre les escaliers, je marche comme un canard et c’est même pas la peine d’essayer de courir.

Enfin bon, me v’la donc dans des conditions idéales pour la course de dimanche, c’est donc le branle-bas de combat pour faire partir au plus vite cette vilaine contracture, piscine à gogo, étirements en tout genre, pommade miracle, recette de grand-mère …….. euh pour info ……… l’huile camphrée mélangée avec de l’ail ……… ben ça marche pas ……… ou si p’t’être pour la constipation ……….. allez savoir ?

Bon d’accord j’ai une guibole qui dit m..d. à l’autre, et alors, on a tous nos problèmes, dans un sursaut d’orgueil j'ai bien tenté la danse du feu au milieu de mon salon pour les réconcilier mais pas moyen d’arriver au bout du processus sans que mon parquet se mette à cramer !

Dur dur la vie de sportif, alors que je commence à me laisser aller au désespoir et au sort qui s’acharne sur moi, j’aperçois à travers la fenêtre de mon salon la porte de l’église qui brille de mille feux, parait qu’y a un mec qu’a réussi à ressuscité chez eux, la carte de visite est alléchante, j’me dis que pour une contracture ça devrait pas trop leur poser de problèmes !

Ni une ni deux me v’la donc au milieu de l’église en train de brûler autant de cierges que je peux, mais choper par la patrouille ou plutôt par un curé en manque de paroissien je ne tarde pas à chanter à tue-tête toutes sortes d’incantations divines devant l’autel de l’église :

« Allez répétez après moi mon fils, notre Père qui es aux cieux  ……… »

« Euh ……. z’êtes sûr M’sieur le curé ……. j’dois partir là …….. »

« Chuuuuut mon fils ……….. répétez après moi ……… que ton nom soit sanctifié …….. »

« snif ……… que ton nom soit crucifié ……. c’est ça ? …… snif »

« que ton règne vienne ……………………. délivre nous du maaaaaal !!!!!! »

 

Pendant que le curé s’enflamme devant sa croix je m’éclipse en douce avant qu’il ne me fasse payer sa prestation au nom de Jésus, j’ai bien assez de licence comme ça, j’vais pas en prendre une de plus à l’église !

Quoi qu’il en soit et ainsi soit-il le problème est toujours le même, je me présente donc dimanche matin à la course avec ma patte folle, l’affaire c’est quand même quelque peu détendue et je me dis qu’en gérant bien mon affaire ça pourra peut-être passer.

 

Le départ est donné à 90 concurrents, on part tout droit au sprint sur la 1ere bouée, je m’excite déjà comme un acharné pour éviter l’embouteillage sur ce 1er écueil, je vire dans les premières positions et me cale dans les pieds des mecs qui me dépassent, j’me sens bien, je nage bien et je sors de l’eau en 9eme position en bouclant cette 1ere partie transition comprise en 37 :43.

 

J’enfourche mon vélo avec 6mn de retard sur le 1er et commence m’a remonté, a priori les jambes répondent pas trop mal, je ne m’affole pas, je ne m’enflamme pas et je sais très bien qu’il va falloir y’aller mollo histoire que mon copain ischio me laisse tranquille le plus longtemps possible, je monte les bosses en souplesse et embraye sur les parties plates et descendantes, ça se passe plutôt bien puisque je remonte tranquillement dans le classement pour doubler le 1er au bout de 12 bornes ………… bon en même temps le 1er n’est plus 1er puisqu’il a crevé ……….. vous m’suivez ? ……… ce pauvre Greg est là au bord de la route comme un malheureux, seul au milieu des bois, avec son vélo à la main et sa combi moule b..nes ! ……… oups ……… j’espère pour lui qu’il n’a pas traîné trop longtemps dans les coins accoutré de la sorte !

Du coup je gagne une place et me retrouve plus qu’à 4mn du nouvel homme de tête, je rattrape le 3eme à mi-parcours, c’est Coach Dim qui se démène sur son vélo comme un asticot empaler sur un hameçon, on fait un bout de route ensemble et comme au précédent triathlon je lui mets sa misère dans la descente ………........... Aïe, Aïe Dim, on va inverser les rôles, j’vais te coacher dans les descentes vélos ! ……….

Je continue donc mon bonhomme de chemin sans le roi de la descente et me dit qu’il faut pas trop trainer dans le coin parce que mon copain ischio commence à taper à la porte, la jambe se fait de plus en plus raide et le coup de pédale est plus heurté, ça ne m’empêche pas de reprendre le 2eme au 60eme km et de partir à l’assaut du leader, enfin à l’assaut ou presque, je suis loin d’être à l’attaque mais ça avance quand même pas trop mal, toujours même technique je tourne les papattes en évitant de mettre trop de braquet, à ce rythme je boucle les 81 km en 2 :29 :24 en faisant le meilleur temps.

 

Nouvelle transition, j’enfile mes baskets, la casquette et c’est parti pour 20 bornes de course à pieds, je suis 2eme à 3mn du leader et j’ai bien l’intention de me l’faire, sauf que ça part pas bien vite et que j’ai la vague impression que mes 2 jambes sont une nouvelle fois pas d’accord entrent elles, j’ai le bassin verrouillé et la foulée est pas très académique, pour l’instant c’est pas dramatique, j’arrive au moins à faire un footing, au 4eme km un mec tout bronzé me rattrape, à l’allure ou ça va j’me demande si c’est pas un Kenyan qui s’est perdu du 10 km de Clermont de vendredi soir ……………. Arf ………. c’est le Dim qui me dépose comme une vieille guenille, cette fois-ci c’est lui qui me met la misère et qui du coup s’en va le torse gonflé et la foulée conquérante vers la victoire !

Bon ben a priori chui pas trop dans le bon tempo, l’allure footing c’est ce que j’peux faire de mieux jusqu’au 8eme km ensuite c’est le début de la débandade, au 10eme km je repars pour un 2eme tour et je retrouve Jean-Marie qui reste avec moi pour m’encourager :

« Allez Seb ……. c’est pas fini ……. ça va revenir !!! »

« Euh …… si tu savais Jean-Marie ……….. y’a bien longtemps qu’c’est parti !!! »

« Mais non, mais non, c’est dans la tête ! ………….. 4mn50 au km ! ……… c’est bon ça !!! »

« ……………………smiley_637.gif…………………… »

 

Bon ben j’crois bien que le « 4mn50 au km » a fini de m’achever, je laisse partir J-M sur son allure de rêve et je commence à creuser un trou dans le fossé pour me cacher, entre temps je dégringole dans le classement et je ne sais même plus à qu’elle place je suis, au 14eme km j’en ai largement marre, j’ai pas envie de me foutre en l’air et de me blesser encore plus, j’éteins le moteur, les lampes, je navigue à vue, je sors mon chapeau de paille et mon bâton de randonneur et commence la marche du galérien.

P.t..n c’est long un triathlon en marchant, c’est chiant surtout, le seul avantage c’est que pour une fois j’ai réussi à choper les verres de coca sans m’en foutre la moitié sur les jambes, le gars du ravito me voit arrivé et me dit en tendant un verre dans chaque main :

«  coca ou eau ? »

« Ben les 2 mecs ……….. a la vitesse ou j’vais………. y’a pas l’feu au lac ! »

 

Bon j’vous rassure j’ai bien fini par la franchir cette ligne d’arrivée de malheur, en courant bien sûr, histoire de pas trop être ridicule devant un publique en folie, avec à la clé un 56eme temps en 1:48:41.

Au final je termine donc 10eme de ce triathlon en 4:55:48, avec une jambe de bois c'est pas si mal vous allez me dire mais c’est surtout une énorme contre performance sur cette épreuve à ma portée, c'est la 2eme fois que je participe à cette course et la 2eme fois que je prends le départ en vrac,   il y a manifestement quelque chose de negatif qui rode au dessus de ce plan d'eau de St-rémy sur Durolle, ça doit être un nouveau triangle des Bermudes, un petit conseil, evitez cette zone parce que moi à chaque fois que j'y vais, le moteur s'éteint sans prevenir !

 

 

 

Résultats:                                                                  

 

1    HUARD Dimitri                       Puissance 3 Cournon             4:28:35    35 :00    2:33:47    1:19:48

10  MOREAU Sébastien               Puissance 3 Cournon             4:55:48    37 :43    2:29:24    1:48:41

 

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Par Predator
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 10:23

 

Le week-end dernier a eu lieu le triathlon de Homps dans l’Aude, situé à une trentaine de km de Carcassonne ce triathlon s’annonce  sur un parcours assez roulant et sous un format  half ironman (1,9/82/22).

 

Levé 7h dimanche matin, on se prépare silencieusement et religieusement avec les collègues à affronter cette nouvelle épreuve, petit déj léger, préparation du paquetage, affûtage des armes et  vidange de l’athlète …………… 

On peut donc se présenter à 9h30 sur le site du départ dans un esprit sain et un corps sain à attendre le coup de pistolet libérateur, sauf qu’une fois positionné sur la ligne de départ je regarde à l’horizon et je cherche en vain les 3 bouées autour des quelles on doit virer, rien, que dalle, je commence à me demander s’ils ont prévue une partie natation sur ce triathlon puisque seul des rouleaux qui me paraissent faire 3m de hauteur viennent me claquer sur les pieds.

Il y a un vent de tous les diables, le lac est démonté, et l’organisation n’arrive pas à mettre les bouées en position, le départ sera reporté d’au moins 45mn et me laissera le temps de m’acclimater à ces conditions que je n’avais pas encore connue dans cette discipline :

« Euh ………b’jour, p’tite question …….. on a le droit à la planche de surf ou pas ? »

« Hein quoi ? ………. du surf ?………. c’est un triathlon ici m’sieur ! »

« Ben ouais mais moi j’connais pas les us et coutumes de votre contrée ! »

« Ecoutez m’sieur, laissez nous tranquille on a du travail avec ces bouées de m..d. ! »

 

Bon ben tant pis, moi qui croyais m’initier à une nouvelle discipline, c’est râpé pour cette fois-ci, je me reconcentre  sur la natation et tente un échauffement de fortune, au bout de 10 coups de bras vague de face je me retrouve toujours le c.l planté dans le sable de la plage, 1ere conclusion va falloir être un peu plus vaillant que ça pour avaler ses vagues de malheur.

J’ai pas le temps  de convenir d’une 2eme conclusion que la corne de brume retentie, les 210 concurrents s’élancent comme ils peuvent dans ce lac aux accents de mer méditerranée, je suis la meute et essaye tant bien que mal de viser la 1ere bouée qui me semble inaccessible, un coup je la vois à gauche, un coup à droite, en haut, en bas, je finis par me demander s’ils l’ont bien fixé cette baudruche toute jaune.

Les vagues qui déferlent sans cesse nous font dériver, il faut constamment rectifier le tir, c’est très pénible et c’est la grosse bagarre pour avancer à peu près potablement, le plaisir de nager est aux abonnés absents et il faut repartir sur un 2eme tour dans les mêmes conditions, fort de l’expérience du 1er tour je tente de compenser la dérive en nageant sur un bras, bras gauche quand les vagues viennent de la droite et inversement, c’est pas mal comme idée mais le problème c’est que je fais du surplace, je laisse donc tomber mes idées farfelues et décide de nager normalement, enfin autant qu’on puisse le faire, une fois sur deux je tourne la tête côté vague pour prendre ma respiration et évidemment une fois sur deux je bois la tasse, je finis quand même par atteindre le rivage l’estomac gavé par la flotte et le bide gonflé comme une baudruche.

Cette partie natation ma bien secouée mais je m’en sors entier en 31:16, je rentre dans le parc à vélo 23eme et me change comme d’habitude à la vitesse de la tortue, je me recoiffe, me fais les ongles, papote avec mon voisin sur la météo du jour mais comme il n’a pas l’air très loquace je finis enfin par enfourché mon vélo avec déjà 7mn de retard.

 

J’ai déjà pris cher sur ce début de triathlon et la partie va être dure à jouer, va pas falloir traîner en route à compter les pâquerettes,  le vent évidemment est toujours là et ce coquin n’a pas trouvé mieux de souffler dans le mauvais sens dés le début, 3 bornes vent de face sur une route toute pourlingue  qui secoue dans tous les sens nous accueillent avec gourmandise, le compteur n’arrive pas à dépasser le 30 km/h et sur cette entame de vélo je subis déjà un bon nettoyage de naseau et de trou de balle, au moins c’est clair d’entrée ça risque de bien faire mal aux jambes cette affaire.

Depuis la sortie de l’eau j’ai les grosses cuisses et j’ai du mal à mettre le moteur en route, malgré tout je commence à remonter dans le classement et reprends assez vite une dizaine de concurrents, petit à petit les jambes répondent de mieux en mieux et je commence à être plus efficace puisque sur le 2eme tour je passe plus vite sur les portions difficiles, je rattrape Coach Dimitri dans la descente qui pilote comme une caisse à savon :

« Qu’est-ce tu fous Dim ! Tu travailles ton bronzage ou quoi ? »

« Ben non on est dans un patelin, c’est bien limité à 50 km/h ? »

 

Pendant que Coach Dim cherche désespérément le panneau du radar, je profite de la situation pour lui mettre un coup de vent :

« Tchao Dim ! On s’voit à l’arrivée ! »

« Attends-moi …….. enf ..r. !!! »

 

Oups……… ça vengeance sera terrible à la piscine, en même temps ce qui est pris est pris et l’occase était trop belle pour la laissée passer, c’est donc le cœur ragaillardi et les poumons gonflés à bloc que j’avale les kms suivants, je reprends encore 2 autres concurrents et plus rien, dans la bosse de 5 bornes qui agrémente ce circuit je n’aperçois personne dans les virages supérieurs, je commence à me demander si je ne suis pas 1er mais j’ai un gros doute puisque la moto ouvreuse n’est pas devant moi, l’écart avec les 1ers doit être assez conséquent et le ou les coureurs devant moi sont sûrement en train de me mettre une valise !

Ca craint du boudin, mais je continue à martyriser mes pédales tant que je peux jusqu’au sommet et m’engage dans la descente comme un enragé, de nouveau passage dans le patelin, je jette un coup d’œil furtif pour voir si Coach Dimitri ne s’est pas arrêté bouffé une merguez et repars direction le parc à vélo vent de dos sur des allures un peu plus souple histoire de faire une bonne transition avec la course à pieds.

Je boucle donc ce vélo de 82 km en 2 :20 :30 en faisant le 3eme temps.

 

Au moment où j’enfile mes baskets, je ne connais toujours pas ma position dans la course mais une lumière divine jaillie et j’entends une voie me susurrer à l’oreille :

« Libère le royaume de France et boute l’envahisseur de nos terres ! »

« Hein quoi ? Qu’est-ce qui dit lui ? »

 

Arf………… Jeanne d’Arc sors de ce corps ……..…….. je m’égare dans mes délires, sûrement la chaleur qui me fait tourner la tête, je reprends mes esprits et me retrouve l’oreille collée contre la sono pour écouter le speaker annoncer :

« Seb Moreau en 4eme position à ………………….. 9mn ! »

« Hein quoi ? Qu’est-ce qui dit lui ? »

 

J’aurais mieux fait de me boucher les oreilles, avec cette annonce le speaker m’a miné le moral et pendant que je rumine ma déception et que je réfléchis au pourquoi du comment est-ce possible, je fais l’état des lieux des forces qu’ils me restent, sur ce 1er km j’ai les pieds qui trainent par terre et les genoux qui partent en sucette, bon d’accord ça va pas bien vite mais en même temps y’a encore ce satané vent de face qui nous fait des misères, et puis je me dis, soit patient mon gars ça va se débloquer comme pour le vélo !

Pas de souci là-dessus, en général la patience fait partie de mes vertus, parait que c’est une qualité et comme dit le proverbe : « Tout vient à point à qui sait attendre »

Eh ben j’ai attendu ……………..et j’ai point vu !!!

Bon je vous le dis tout de suite, 22 pitons que ça a duré la plaisanterie, plus d’1h30 à regarder mes panards faire des bisous au goudron comme deux amoureux qui n’arrive pas à se décoller l’un de l’autre, j’ai bien gardé dans un coin de la tête un mince espoir de miracle, à espérer que le gazole qui me reste dans les jambes se mette enfin à brûler de plus belle, mais non rien, que dalle, le gazole stagne au fond des chaussettes et commence même à fuir par les semelles, j’ai l’impression d’être comme un pauvre pélican prisonnier d’une marée noire.

C’est donc les jambes en berne que j’ai couru ce 22 km plat et totalement venté avec 2 allers-retours de 5,5 km, sur l’aller je finis par croiser le 1er à 9mn, le 2eme à 6mn et le 3eme à 4mn, je vais également prendre le demi-tour et repars vent de dos, ça paye pas les impôts mais ça au moins ça fait du bien, je croise à mon tour le 5eme et 6eme qui me coure après sur des allures assez inquiétante pour ma 4eme place, du coup j’ai plus l’attention focalisé sur les mecs derrière moi que devant, en général quand ça fait ça c’est pas très bon signe, mais contre toute attente au 11eme km je rattrape le 3eme  qui s’est totalement désintégré !

De nouveau demi-tour et c’est reparti pour le 2eme aller-retour, ce 2eme passage vent de face m’achève totalement je suis limite de marché et un point de côté commence à me menacer, ça sent la déshydratation à plein nez, elle est là tournoyant au-dessus de ma tête tel un vautour guettant sa proie, mais dame défaillance ne passera pas par moi, je gère le peu d’énergie qui reste en moi pour avancer mais au 14eme et 15eme km je me fais déborder par mes 2 poursuivants, je suis maintenant 5eme et aborde le dernier demi-tour pour en finir avec cette galère, je prends le sillage d’un coureur du 1er tour qui me motive et me ramène sur le 4eme à 2 km de l’arrivée, le gazier n’a pas l’air très frais lui non plus mais il lui en reste assez pour m’éclater une seconde fois, je franchis donc la ligne d’arrivée 5eme en 4:30:21 et en faisant le 10eme temps sur la course à pieds en 1:34:55.

 

Assez déçu de ma prestation je ne demande pas mon reste et fil tout droit au ravito m’empifrer de pastèque et de cacahuète, je finis par me dire que j’ai sûrement payé un mois mai un peu trop chargé en compétitions, avec 4 week-end de suite à courir sur tous les tableaux, les performances sont de plus en plus médiocres et il est temps de mettre le bonhomme au repos pour quelques semaines. 

On a pas tous perdu sur cette course puisque avec les collègues on gagne le classement par équipe et on est bon pour ramener des caisses de vin de pays, histoire d’oublier les quelques petites déconvenues du jour.

 

 

 

Résultats:                                                                   

 

1  FANOVARD Xavier                 Issy les Moulineaux                  4:17:45    26:18    2:18:24    1:31:34

5  MOREAU Sébastien              Puissance 3 Cournon                4:30:21    32:13    2:20:30    1:34:55

11 HUARD Dimitri                     Puissance 3 Cournon                4:41:10    28:57    2:30:48    1:39:18

20 MROZINSKI Colin                 Puissance 3 Cournon                4:53:26    34:12    2:37:12    1:39:57

63 CAPEL Fréderic                   Puissance 3 Cournon                5:16:59    42:00    2:42:09    1:49:14

80 PICHO DUCLOS Philippe      Puissance 3 Cournon                5:22:30    40:10    2:46:17    1:51:58

 

 

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Par Predator
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 18:21

 

Le week-end dernier avait lieu le Tour du Bassin minier, course cycliste en 3 étapes avec 100 bornes le samedi, un chrono de 7 km le dimanche matin suivi d’une dernière étape de 75 km l’aprèm.

Beau petit programme en perspective, je n’avais pas prévu de faire de compétitions ce WE là mais il manque des coureurs dans l’équipe, allez hop c’est parti je monte dans la voiture du club direction Brassac les mines.

Sur place on est accueilli chaleureusement par des trombes d’eaux et une température de 12°, manque plus que la neige pour noircir le tableau, c’est donc à reculons et sans échauffement que je me présente sur la ligne de départ aux côtés de 90 concurrents à la mine déconfite, 2 ou 3 badauds sont dans le coin pour admirer le spectacle :

« Allez les gars va vous falloir du courage ! »

« Euh ………. Ben moi c’est pas du courage qu’j’veux ………. c’est du chauffage ! »

 

Le départ est malheureusement donné et au bout d’à peine une borne je suis déjà crépi par la flotte que projette les cyclistes du peloton, sous ce déluge je suis au bord de la noyade et l’opération survie ne fait que commencée, je me mets d’entrée en mode bouée de sauvetage et  me décide quand même à remonter le peloton, sauf que les jambes ne répondent pas, je mets ça sur le compte de mon échauffement inexistant et attends la préchauffe du moteur.

Ca pleut et ça roule tambour battant, on aborde la 1ere difficulté du parcours, une bosse de 200m suivie d’un faux plat montant de 500m vent de côté, rien de bien difficile vous allez me dire, sauf que je n’arrive toujours pas à appuyer sur ses satanées guiboles et que je suis limite de passer à la trappe.

Je ne cède pas encore à la panique et tente quelques kms plus loin l’attaque ultime histoire de débloquer la bête une fois pour toutes. C’est donc au terme d’un effort surhumain que j’attaque à la vitesse de la ……………. tortue, je me retrouve pendu 10m devant le peloton et me fais reprendre aussi vite que je suis sorti, dans une bosse du genre pont d’autoroute.

Bon ben comme on dit « ça c’est fait ! », au moins il n’y a plus de doute, je suis parti pour une bonne grosse journée de m..d. , d’autant plus qu’il reste encore 5 passages dans la même bosse et 3 montées d’une autre bosse dans le circuit final, je commence sérieusement à m’inquiéter et me demande comment je vais faire pour rallier l’arrivée, faut pas chercher bien loin je suis complètement tétanisé par le froid, le Coach est pas bien loin de moi en queue de peloton et à le voir pédaler avec les oreilles, le nez constamment collé sur son Powertap qui doit afficher pas plus de 3,2 watt, je donne pas cher de sa peau non plus, je dirais sale temps pour les « vieux » puisque le Coach et moi sommes collés comme des bouses et que Manu lui a totalement disparu de la surface de la terre.

Au bout de 50 bornes l’humidité el le froid commence à faire son œuvre, je claque des dents et j’ai le dos tout crispé qui par moment me fait même sérieusement mal, enfin bon le bonhomme est tout mort et est incapable de faire quoi que ce soit aujourd’hui, j’aurais mieux fait de rester chez moi à bouffer des bonbons haribo, je prends mon mal en patience en me disant que haribo c’est beau la vie et finis quand même par rallier l’arrivée avec un peloton de morts-vivants, et à voir la tronche des autres coureurs, z’ont pas l’air très frais les garennes, je me dis qu’il y’en a une bande qui ont baissé la tête toute la course à attendre que ça passe.

L’arrivée est jugée devant le musée de la mine, et avec les dégaines que l’ont se tapent du genre casque de travers et visage noirci par le charbon on nous croirait sorti tous droit du roman Germinal.

Les historiens du vélo appellent ça la légende des forçats de la route, sauf qu’aujourd’hui je me sens bien plus près du forçat que de la légende du vélo.

 

Allez une bonne nuit et c’est reparti le lendemain matin pour le chrono de 7 bornes ou j’espère bien faire une perf, c’est la 3eme fois que je le fais et mes temps à battre sont 10:06 et 10:02, cette fois-ci objectif –10:00 qui devrait me garantir un top 10, je manque de louper le départ et m’engage sur ce clm in-extremis, les jambes cette fois-ci sont bien mieux que la veille, en même temps difficile de faire pire, malgré tout c’est loin d’être génial mais ça reste dans la normalité de ce que je peux faire, je franchis la ligne en 9:51 plutôt content puisque la dernière  fois ce chrono s’est gagné en 9:46, ça sent bon le top 5, notre DS vient vers moi le sourire jusqu’au oreilles :

« Ouaah super chrono Seb ! …………. t’es 3eme! »

« Hein quoi ? C’est tout ? ……………. »

« Euh ben c’est bien quand même Seb ? »

 

Bon d’accord c’est pas si mal, j’ai fais le chrono que je devais faire, mais le problème c’est qu’il reste encore 35 mecs qui n’ont pas encore franchis la ligne et y’en a une bande qui risque de me passer devant !

Au final je termine 10eme, un peu blasé, mais à ma place, puisque bien plus de coureurs sont passés sous la barre des 10mn cette année avec un record pulvérisé à 9:17 !

 

La mise en jambes du matin s’est pas trop mal passée reste plus qu’à reprendre des forces pour la suite au repas de midi ........... un verre de pinard plus tard ………. ou peut-être bien 2 ……….. quoique ?

Enfin bon, un verre de pinard et ça repart pour 75 bornes de montagne russes, en général avant la 3eme et dernière étape vous avez 3 sortes de coureurs, ceux qui visent le classement final, ceux qui ont foiré la 1ere étape et qui veulent se rattraper en gagnant l’étape ou un maillot distinctif et ceux qui vont prendre une nouvelle dérouillée !

Bon évidemment pour moi j’espère me classer dans la catégorie des chasseurs d’étape, pas question de reprendre une nouvelle dérouillée, je pars donc avec l’intention de faire un one-man-show et sur ses routes sinueuses je me place d’entrée dans les 1eres positions du peloton, je tente une attaque après le 1er sprint intermédiaire, ça gicle pas bien fort mais ça fera bien l’affaire pour le moment, je prends quelques mètres d’avance et me présente en tête au pied de la 1ere bosse avec déjà la langue frottant sur mon pneu avant, le peloton ne tarde pas à me reprendre et à me déborder, je m’étais dit que sur un malentendu ça pourrait marcher mais je crois surtout que j’ai mal entendu mes jambes me crier qu’elles en peuvent plus !

Je peux donc faire une croix sur le one-man-show, ça sera pour une autre fois, et m’accroche aux roues comme je peux, je dois donc me taper une nouvelle course avec des jambes toutes pourries, bon en même temps y’a différents degrés d’appréciation de la jambe pourrie, sur ce coup là c’est un peu plus vaillant que la veille et je me rends compte que j’arrive tout de même à limiter la casse en m’arrachant.

Bon une sale journée m’attends mais la motivation est là et pendant toute la course je tenterais le coup du malentendu sur les rares portions de plat qui jalonne le circuit, en même temps y’a pas un mètre de plat sur ce parcours de la mort …………. c’est p’t’être bien pour ça, que ça n’a pas marché ! Allez savoir ?

Au fil des kms le peloton s’amenuise comme peau de chagrin, on est plus qu’une vingtaine à chasser derrière le groupe de tête, je bascule l’avant dernière bosse en apnée et manque de me foutre en l’air dans la descente qui suit, je suis aussi lucide qu’un poisson rouge sorti de son bocal et j’ai oublié que dans les virages il fallait tourner le guidon, freinage d’urgence, dérapage de la roue arrière, rodéo sur les graviers et je suis à 2 doigts de faire un bisou à une voiture mal garée, pas de chute mais c’est passé pas bien loin, je recolle au groupe et harangue les coureurs pour qu’ils me ramènent au plus vite vers l’arrivée avant l’extinction totale du moteur, tous les voyants sont au rouge et ça sent sévèrement le roussi pour bibi !

J’avale la dernière bosse je sais pas comment et on s’engage pour 5 bornes de descente sur l’arrivée, le dernier km dans le village est très sinueux, je me place en 1ere position et loupe une nouvelle fois le virage à gauche à 500m de la ligne, y’a 3 ruelles à gauche, le signaleur est très mal placé et moi je suis aussi frais que le mars qui est resté toute l’aprèm dans la poche de mon maillot :

« A gauche ………. a gauche …….. a gauche !!!!!!!!!! »

« Ben ouais mais laquelle de gauche ???????? »

 

Bien gentil le signaleur mais à 60km/h pas le temps de réfléchir sur la direction à prendre, ce sera donc un nouveau freinage d’urgence, dérapage de la roue arrière, pas de rodéo mais un nez à nez avec l’arrête de la maison qui fait l’angle, j’évite encore la chute mais je repars avec mes jambes pourries pour faire un sprint pourri, je franchis donc la ligne 13eme et bien content d’en finir avec ce week-end à 2 balles, je remonte à la 14eme place du classement général avec l’impression d’y avoir laissé 5 ans de ma vie pour des prunes.

 

Au final un bon week-end au fond du trou ou plutôt au fond de la mine, en même temps c’étais ça la vie de minier, ce ruiner la santé pour une misère, malgré tout je repars chez moi sain et sauf, au moins content d’avoir échappé au coup de grisou, et en espérant que le week-end prochain soit plus agréable niveau sensations.

 

 

  

Classement général :                                                            

 

1   REBECCHI Sébastien (Charvieux Chavagneux)  04:42:11                              

14 MOREAU Sébastien (VC Cournon) à 4:26

37 CHABERT Sébastien (VC Cournon) à 17:43

50 KHALIL Mounir (VC Cournon) à 24:06

DNF LEPLAT Quentin

DNF RIVES Emmanuel

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

mine  

Par Predator
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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 21:01

 

Le week-end dernier avait lieu le fameux triathlon de Vichy, pourquoi fameux, parce que c'est l'ouverture de la saison triathlon en Auvergne et que du débutant au confirmé tout le monde se monte le bourrichon tout l'hiver pour réussir cette course.
Les débutants sont en panique à l'idée de ne pas réussir leur pari, les habitués se la jouent facile du genre moi j'ai tout vu moi j'ai tout fait mais j'crois bien que j'vais gerb..., et les confirmés eux, éparpillés au 4 coins de la piscine se regardent en chien de faïence prêt à se foutre sur la gueule et ne parlent à personne.
Tout ça pour ça ?
Non quand même on ne s'est pas entraîner tout l'hiver rien que pour ça, bien heureusement au détour de quelques couloirs je croise quelques sourires soulagés qui me rassurent sur l'humeur ambiante, malgré tout je suis quand même bien intrigué par ses drôles d’énergumènes au sourire douteux et décide de remonter la piste de ces comportements louches, je ne tarde pas à découvrir une longue file d'attente d'hommes et de femmes au regard baissé et se tenant le bas du ventre, personne ne parle et franchement ces gens là ne m’ont pas l'air bienheureux. Juste au moment ou je me dis que je fais fausse route et que je décide de rebrousser chemin une chasse d'eau retentit et la porte du fond s’entrouvre, j'essaye de me hisser sur la pointe des pieds pour voir ce qu'il se passe mais une odeur suffocante me transperce les narines, j'ai les yeux qui piquent et entre deux larmes j'ai le temps d'apercevoir devant moi une charmante demoiselle au sourire béat !
Mais que se passe -t-il derrière cette porte ?
Il me faut un certains laps de temps pour retrouver mes esprits et comprendre la terrible épreuve qui se trame derrière cette porte, l'enjeu est de taille et je n'arriverai pas à me faire à l'idée de l'affronter !
Je fuis donc comme un looser ce lieu de pèlerinage mais ne peut m'empêcher de constater que tous reviennent transformés par je ne sais quoi !
Serais-ce donc ça le secret de le zénitude ?
Quand je pense que depuis des siècles et des siècles l'humanité tente de percer en vain le secret de la béatitude et de la félicité, alors qu'il suffit juste de poser une ….................

Enfin bon je ne suis pas venu jusqu'ici pour me poser des questions métaphysiques sur les secrets de la vie mais plutôt pour confronter mon physique à ce triathlon de Vichy, et pour ceux qui n'ont toujours pas compris l'ambiance qui règne sur cet avant course je résumerais le tout par une seule phrase :
« Bienvenue au royaume du stress et du …......... pécu ! »

C'est donc un triathlon au format sprint qui nous attends, 700m de nat, 20 km de vélo et 5 km de course à pieds, une distance considérée comme facile mais qui à mon goût est la plus dure de toutes, l'épreuve ne dure qu'une heure pour les meilleurs et il va falloir aller vite voir très très vite pour être performant, c'est une distance qui ne souffre aucune faiblesse et ou il faut constamment se faire violence, les ingrédients de la réussite passent par un gros mental, beaucoup de giclette et un état de forme irréprochable, un truc pour les jeunes quoi !

On est 230 triathlètes au départ et comme la natation se déroule en piscine on risque pas de partir à 230 en même temps dans la même ligne d'eau, les départs sont échelonnés toutes les 30s et chacun doit attendre son tour pour lâcher les chevaux. Je consulte donc la liste des heures de départ :
« Alors voyons voir ….......... dossard 230, Fred Belaubre …......... 229, McCormack …......  228, Jalabert …....... 227,Mickael Jackson.............. 226,Capitaine Flam …........ 225,Casimir................224,Nicolas Sarkozy........... »
« P.t... j'en connais pas un ! Peut-être le 225 …..... ça m'dit queque chose. »
« Ayé chui là, dossard 25, Seb Moreau, départ 16h02. »

Bon ok je pars dans les derniers, j'ai juste 2h à glander au bord de la piscine, alors que je commence à me mettre au mode déprime, les premières féminines sortent du bassin.
Hum, plutôt sex. ….. euh plutôt sympa le spectacle, j'en profite un maximum jusqu'à la sortie des premiers …..... poilus.
Aïe, ça fait un choc, mais bon il en faut pour tout le monde vous allez me dire !

Allez c'est enfin à mon tour de m'élancer, je pars s'en m'enflammer et me met à mon rythme habituel, 1'32 au 100m, je serais régulier jusqu'au bout pour plier ce 700m en 10'53, pas de surprise c'est pile-poil ce que je fais à l’entraînement, je réalise le 50eme temps sur cette natation, maintenant il faut rattraper le retard accumulé.

J'enfourche mon vélo et pars à bloc sur un circuit roulant mais pas si évident que ça ou il faut constamment relancer l'allure sur les quelques talus et virages qui jonchent ce parcours, ça demande beaucoup de fraîcheur et de giclette, et le souci c'est que la mienne est resté sur la plage de St-Cyr le week-end dernier, c'est pas bien grave, je roule bien quand même et je réalise le 1er temps vélo en 32:10, j'espérais claquer un – 32mn mais il m'a manqué un peu de jus pour gratter ces quelques secondes et surtout je réalise encore un meilleur temps que l'année dernière.

Transition éclair et c'est parti pour la course à pieds, même sensations que chaque année, j'ai des poteaux télégraphiques à la place des jambes, j'm'attendais pas à mieux et ça reste toujours aussi douloureux, j'ai énormément de mal à me surpasser mais je me dis qu'il y en a que pour un gros quart d'heure et que ça va passer assez vite, je serre les fesses jusqu'à l'arrivée que je franchis en faisant quand même le 3eme temps en 17'35.

Au total je boucle donc ce triathlon sprint en 1:01:35 et termine 3eme au scratch.
Reste plus qu'a se pointer à la remise des récompenses, les 1ers de chaque catégorie défilent :
« 3eme cadet, Yakari ….............2eme cadet, La vache qui rit..........1er cadet, Seb Moreau …....... »
« Ouaip ….......c'est moi ! »
« Euh …......... t'es cadet toi ? »
« Ben ouais pourquoi ? Et pis qu'est-ce que j'ai gagné ? »
« Ben un jeu de …........Jokari. »

Bon d'accord ils se sont plantés à l'organisation, ils m'ont donné 20 ans de moins, je me demande encore s'ils l'ont fait exprès ou pas, enfin bon ce qui est sûr c'est que les cadets, les juniors et bien d'autres jeunes sont encore derrière, le temps passe et en plus je progresse encore dans cette discipline …......... tic tac …....... tic tac …....... l'horloge tourne …......... pour combien de temps encore ?

 

 

Résultats:                                                                   

 

1

ROUX ALEXIS

1:00:55,1

3

MOREAU SEBASTIEN

1:01:35,1

 

4

HUARD DIMITRI

1:02:33,4

 

17

HECQUET STEPHANE           

1:05:59,8

 

28

BAPT GREGORY

1:08:35,9

 

41

MROZINSKI COLIN              

1:09:58,5

 

44

BAPTISTE CHRISTIAN

1:10:17,5

 

62

CAPEL FREDERIC

1:11:55,6

 

64

DETORRE JEAN-MARIE

1:11:59,7

 

70

RAFFRAY JEROME             

1:12:22,0

 

77

CHASSAING CEDRIC

1:13:21,4

 

85

LANGLAIS JULIEN             

1:14:01,4

 

91

COLOT SEBASTIEN

1:14:28,4

 

108

BARRIERE NICOLAS

1:16:25,2

 

118

MAZET LUDOVIC

1:17:29,7

 

125

SOUCHET ANNE

1:18:22,7

 

127

LAUNIER GREGORY

1:18:30,2

 

129

LEGENDRE BENJAMIN

1:18:38,1

 

130

CAPDUPUY NADIA

1:18:39,3

 

132

BOUTEILLER NICOLAS

1:18:48,9

 

148

POUTEAU VINCENT

1:20:46,2

 

166

FILLOT JEAN-MARC

1:23:50,2

 

170

BORIES ALICE

1:24:59,8

 

172

LELIEVRE STEPHANIE

1:25:16,9

 

191

LE CALVEZ CHRYSTELLE

1:29:23,3

 

204

FLAMANT CLAUDE

1:32:42,4

 

206

PARGNIEN CYRILLE

1:33:11,4

 

207

GUY NATHALIE           

1:33:27,4

 

213

DUVIVIER AUDE

1:36:18,8

 

219

HOUIS CATHERINE

1:41:35,3

 

225

RUELLE PIERRE

DNF

 

226

CRAYSSAC MAXIME

DNF

 

 

                                                                                      vieux 004                                                                      

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Predator
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 21:17

 

Ayé c'est reparti !
De quoi il parle vous allez me dire ?
Eh ben de triathlon nom d'une manivelle !
Eh oui les températures remontent, les beaux jours reviennent, il est temps d'aller faire le kéké au bord de l'eau avec la combi moulante, les lunettes de surfer posées sur le tarrin, le muscle saillant et le bronzage.................écrevisse.
Greg le fonctionnaire en préparation pour l'ironman de Nice me contacte plusieurs jours avant la compète :
« Allo Seb ? …........... Ca't'branche le triathlon de St-Cyr sur mer ? »
« Euh ben ouais …........... c'est ou ? »
« Ben à St-Cyr sur mer …......... »
« Et sinon c'est quoi comme tri ? On nage ou ? »
« Ben comme son nom l'indique dans la mer ! »

Allez hop c'est parti, c'était pas prévu au programme, et il ne m'en faut pas plus que ça pour me décider, en même temps y'a pire comme destination.Direction un week-end à la mer pour le 1er triathlon de l'année avec au programme 1,9km de natation, 85 km de vélo et 21 km de course à pieds.
On retrouve donc tout le petit monde du triathlon au retrait des dossards avec leur fameux t-shirts de finisher sur le dos, il y a la toute une ribambelle de mecs qui se ballade avec des t-shirts d'Ironman de Nice, d'Ironman d'Hawaï, d'Ironman de Ouarzazate, d'Embruman, y'a même des finishers du super-sprint de …...... Nébouzat.
En voyant ça le pauvre Greg avec son t-shirt PizzaHut est déjà en panique puisqu'il n'arrive pas à se faire d'ami et moi avec mon t-shirt Captain America j'essaye de sauver la mise en gonflant les pecs.

Bon c'est pas tout mais y'a une course à faire, dimanche matin 9h, 300 triathlètes ont les pieds plantés sur la plage le regard fixé vers l'horizon, il fait beau, il fait chaud, ça sent bon le sable chaud, la corne de brume retentit et c'est parti pour le show.
Il faut vite retrouver les bonnes vieilles habitudes, je cours comme un damné tant que j'ai pieds, je plonge, je me relève, je recours, je replonge, je commence à tourner mes p'tits bras, à secouer mes p'tites jambes, j'encaisse une taloche à droite, une taloche à gauche, je bois la tasse par en dessous et je finis par crier :
«  Bande d'enf.... j'vais tous vous noyer ! »
Et Clac re-taloche par les narines !
« Aïeuh …........ça fait maleeuuuuuuu ! »
Bon c'est pas grave, de toute façon j'ai mis ma cagoule, y peuvent taper tant qu'ils veulent chui blindé à ce niveau là et pis j'avais oublié ces pures moments de bonheur que sont les départs de triathlons, et qui reste le seul véritable moment de partage de cette discipline.
Le peloton s'étire et à la 1ere bouée je suis pas trop mal placé puisque j'aperçois pas loin le canoë qui ouvre la course de l'homme de tête, je maintiens la cadence et reste sans problème dans un petit groupe de 4 ou 5 nageurs, à mi-parcours petite sortie à l'australienne et replongeon direction le large et la prochaine bouée.
Je boucle cette partie natation de 1,9 km en 28:51 et rentre dans la parc à vélo en 20eme position, petite transition pépère le temps de mettre mon maillot de vélo, mes chaussettes, mes chaussures, le casque et tout le tralala qui ne vous sert jamais à rien, je ressors 27eme après cette transition au parfum Suisse et me mets de suite dans une attitude un peu plus nerveuse pour aborder les 85 km de vélo qui m'attendent.

Direction l'arrière pays varois, je remonte très rapidement plusieurs concurrents et aux environs du 15eme km je rattrape déjà le 8eme, ensuite c'est le no man's land intégrale, pas âme qui vive pendant plus de 60 bornes, tant pis ça me laisse le temps de m'attarder sur le paysage qui s'annonce magnifique voir magique par moment,j'ai même parfois l'impression d'être au Far West et de filer au galop sur mon fidèle destrier à la conquête de l'Ouest, manque plus que les indiens pour compléter le décor et pour tenter de me scalper, heureusement pas de signaux de fumée à l'horizon, pas de horde sauvage à mes trousses, pas de flèches qui me sifflent aux oreilles, pas de plume dans le …..........euh non ça c'est autre chose, enfin bon les seuls indigènes que je croisent sur ses routes ce sont des cyclos, il y en a à la pelle, des pelotons de partout, y'en a même un qu'à essayé de me relayer, j'ai été obligé d'lui mettre une mine, y m'ralentissait ce c..
Je continue donc mon bonhomme de chemin, seul au monde, sans ami à qui parler, du coup j'ai vraiment du mal à calibrer mon effort et à me situer physiquement, les jambes vont bien mais je ne me sent pas super efficace, sûrement le fait de passer d'allure de courses cyclistes à celui d'allure de triathlons, malgré le point commun de l'ustensile, c'est pas du tout le même sport.
Je maintiens la cadence et à environ 8 bornes de l'arrivée je vois débouler un autre concurrent qui me dépasse, ça me fout encore plus le doute sur ma perf cycliste du jour, je finis donc ce superbe parcours vélo avec lui et pose mon biclou en 9eme position, avec les 85 bornes effectuée en 2:28:51, ça fait le 6eme temps, c'est pas génial mais en même temps c'est pas si mal.

 Cette fois-ci je fais une transition éclair et démarre le semi-marathon sur de bonnes bases, ça avance et au bout de 200m j'ai déjà repris le 8eme, au 2eme km j'avale les 2 suivants, sur ce circuit de 7 bornes à faire 3 fois je croise le 1er et j'en profite pour me faire un pointage :
«…........ 1mn....... 2mn......3mn.......4mn......arf 4:08 !»
Va pas falloir s'arrêter pissé en route !
C'est pourtant pas l'envie qui m'en manque, je continue sur mon allure et à chaque croisement avec les 1ers je reprends du temps, c'est plutôt motivant mais après réflexion …........si si je vous assure, j'arrive à réfléchir en courant..........théorème de Pythagore divisé par la loi de la gravité multiplié par le cosinus de l'angle de ma casquette …..........j'en conclue............que j'ai mal au sinus........... euh non que je ne reprends pas assez de temps par rapport aux kms restants, c'est pas grave, du coup je décide d'emmerder la théorie et de laisser libre court à la pratique.
Je continue mon pélerinage et reprends le 5eme aux environs du 10eme km, le 4eme au 13eme km, on est déjà dans la dernière boucle et à l'amorce de l'avant dernier demi-tour je croise le 1er et ses 2 poursuivants qui sont à ma grande surprise à porté de fusil, ce que la theorie n'avait pas prévu, c'est que devant ça coince.
J'ai bien mal aux jambes depuis un petit moment et j'ai l'impression que je ne peux plus accélérer, mais il reste 4 ou 5 bornes jusqu'à l'arrivée et la vision de mes 3 adversaires m'a mis un coup de boost.
Tant pis pour mes jambes, je sors la spéciale Predator, du genre attaque du kamikaze, c'est comme dans les jeux vidéos, y'a toujours le bouton de l’accélération ultime, vous savez celui sur lequel on appuie toujours comme un acharné et qui vous empêche de prendre le virage au bout de la ligne droite.
Pour faire plus simple je pose le cerveau et je mets le moteur au rupteur, je tire sur mes bras, je pousse sur mes pauvres jambes et j'arrache le bitume avec mes baskets, ça fume, ça commence à sentir le cramé mais rien ne peux plus m'arrêter.
Il reste 2 bornes, je déboîte le 3eme à la vitesse du son, dans le dernier km j'enrhume le 2eme à la vitesse de la lumière, reste plus que l'homme de tête qui me nargue juste devant et qui doit commencé à sentir l'odeur du roussi, sauf que le gazier même avec le feu aux fesses passe sous le portique d'arrivée juste à temps, je déboule comme un frelon enragé dans l'air d'arrivée et manque de faire un strike avec le DJ et ses pom-pom girls !
Je termine ce semi-marathon qui au passage devait faire 19,5 km plutôt que 21 en faisant le meilleur temps en 1:14:25.

Au final j’échoue donc à la 2eme place à 12s du vainqueur, un très bon résultat pour une reprise mais qui avec plus de recul me laisse beaucoup de regrets sur ce qui reste une occasion perdue, avec un objectif de top 5 voir de podium je rentre dans les clous mais j'ai manifestement trop tardé à croire en mes chances et trop attendue pour lancer les hostilités.

  

Résultats:                                                                   

 

1 Damien LANDON (Tri Sud 18)                        26:00   2:31:11   1:15:20   4:12:31                               

2 Sébastien MOREAU (Puissance 3 Cournon)   28:51   2:29:27   1:14:25   4:12:43

39 Gregory BAPT (Puissance 3 Cournon)          31:58   2:33:51   1:40:43   4:46:42

 

 

 

 

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Par Predator
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