Dimanche 12 juillet 2009

Après la déconvenue du Tri Sapin, j’ai participé à un autre triathlon au format Half-ironman (1,9/90/21) à St-Rémy sur Durolle.
L’accueil est des plus humides puisque des trombes d’eaux nous tombent sur la tronche en arrivant sur le site.
Le moral des troupes n’est pas au beau fixe, il va déjà falloir se faire violence rien que pour sortir le nez du minibus et allez chercher ce p….. de dossard.
Mon objectif sur ce triathlon est inexistant puisque ça fait une vingtaine de jours que j’ai le dos en vrac et que j’ai l’impression d’avoir des allumettes à la place des jambes, je prends même le départ en pensant bâcher au bout de la 1ere boucle de vélo.

Le start est donné dans l’eau à 120 triathlètes pour 2 boucles dans le plan d’eau des Prades, je me suis placé juste derrière les meilleurs nageurs mais comme d’habitude je les vois très vite s’envoler, j’ai dû faire a peu près 12m50 à l'arrache dans leurs pieds mais je vais vite me rabattre sur d’autres nageurs pour me faire trimbaler jusqu’à la sortie.
Je sors de l’eau 24eme en 32 :23 avec déjà 6mn de retard sur la tête.

J’enfourche ensuite le vélo pour le moment de vérité de la journée : vais-je enfin pouvoir appuyer sur ces satanées pédales ?
Les premiers coups de pédales sont mitigés, transition oblige, mais au bout de quelques kilomètres, à ma grande surprise, les jambes répondent bien :
« C’est pas vrai ??? Faut qu’j’en profite nom de Dieu !!!! Ah,Ah,Ah !!!!! A l’abordage!!!!!” 
Sur ce magnifique parcours du Livradois-Forez de nouvelles averses bien épaisses se déversent sur nos casques et rendent l'évolution cycliste plutôt périlleuse dans les descentes mais je suis tellement content de pouvoir pédaler normalement que je me dis qu'aujourd'hui rien ne pourra m’arrêter !
Au bout de 20 bornes je suis déjà remonter à la 6eme place, j’enquille les bosses sur la plaque et je sens que je peux encore en rajouter mais a priori le 2eme tour risque d’être coton, l’air de rien ce parcours fait 1500m de dénivelé et avec cette pluie incessante les jambes vont vite être dures. Je reprends le 5eme à l’entame du 2eme tour et comme prévu je fais une 2eme montée moins incisive, je maintiens tout de même une bonne allure mais le final commence à faire mal.
Je finis cette partie cycliste un peu entamé en 2 :46 :17 avec le 3eme temps. 

L’humidité ambiante ayant fait son œuvre plus un vélo sûrement pas très bien gérer, je m’élance sur la course pédestre avec beaucoup moins de vaillance, je me retrouve donc avec 2 poteaux EDF à la place des jambes, mais au fil des kilomètres l’allure s’améliore quelque peu (ça devait être des poteaux basse tension !), je ne cours pas si mal que ça mais je n’arrive pas à avancer comme d’habitude.
Les places sont déjà faites depuis un petit moment, je finirais donc ce semi à ma main en 1 :30 :13 en faisant le 9eme temps.

Au final je finis donc cet half 5eme en 4 :48 :53 avec des sensations mitigées mais avec le sentiment que les choses reviennent petit à petit à la normale.

Au passage les collègues du club ce sont bien débrouillés malgré quelques déconvenues pour certain à vélo, une mention pour Didier le surfer du bitume qui malgré une gamelle à vélo à terminer sa course avec le sourire (même pas mal !), et un nouvel accessit pour l’ours de Jozerand qui apparemment se sent toujours bien dans les circuits bosselés et boisés, le poilu en à donc profiter pour m’enfler de 12s à vélo .

Résultats LD :

1   BRINGER Patrick 4:36:37
5   MOREAU Sébastien 4:48:53
11  l’Ours de Jozerand 5:05:46
14  BENOIT Jérôme 5:08:50
25  BAPT Greg 5:32:30
73  BERGE Didier 6:26:15

Par Predator
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Dimanche 28 juin 2009

Après plusieurs week-ends agrémentés de course de vélo, je suis enfin retourné dimanche dernier à mon activité principale qui n’est autre que le triathlon.

C’est donc motivé et impatient que je me présente au triathlon du lac des sapins, c’est ma 2eme participation à ce tri puisque l’année dernière j’avais explosé sous le cagnard alors que j’étais en 4eme position au 13eme km à pieds.

Le circuit vélo est bien vallonné et  laisse place à très peu de moments de récupe et la course à pieds est du même style, en somme des bons vieux parcours de guerriers comme je les aime.

Je prends le départ avec beaucoup d’ambition et avec dans la tête un top 5 voir le podium.


Les organisateurs font monter la pression et à la corne de brume 500 triathlètes se jettent à l’eau, je prends un bon départ et une fois n’est pas coutume j’arrive très vite à me dégager de la masse pour éviter le chahut habituelle, je suis si bien parti que je ne prends pas la moindre tarte, je dois naviguer un petit moment dans les 30 premiers et  j’en arrive même à regretter de ne pas avoir pu échanger quelques amabilités aquatique avec le gros de la troupe juste derrière.

Progressivement je rétrograde et je finis ce 3000 m 62eme en 48 :37 transition comprise.


Très satisfait de ma natation, j’enfourche mon vélo prêt à avaler les kilomètres et les concurrents qui me précèdent. Je n’ai pas encore complètement chaussé mes gueudasses que déjà mes jambes me font une drôle d’impression, je me dis que ça va passer au fil des bornes et du coup j’embraye, enfin j’essaye.

Je monte la 1ere bosse en moulinant, la 2eme tout à gauche, la 3eme avec les oreilles, la 4eme en reculant, etc.………..

Dans les descentes ce n’est pas mieux je n’arrive pas à mettre de braquet, en conclusion c’est le néant, le vide intersidéral, j’ai rien du tout dans les guibolles, dans le jargon cycliste ça s’appelle : être en caleçon.

Mon post précédent ou je pleurais mes watts perdus était quasiment prémonitoire puisque cette fois-ci y’a plus rien, j’aurais pu appeler ce post : Maman j’ai rétréci mes jambes !

Je ne m’affole pas et je me  dis que je vais limiter la casse à vélo pour essayer de faire une bonne course à pieds et me sauver d’une déconvenue annoncée, je boucle le 1er tour vélo à 32 de moy, ce qui n’est pas si mal puisque j’avais prévu du 33 soit 3h sur les 2 tours.

Sur ce 2eme tour c’est le même cinéma, 1ere bosse en moulinant, 2eme bosse tout à gauche et là surprise ……………. Je tombe une dent………..... deux dents…………… j’accélère……………non, non c’est pas vrai j’ai toujours tout à gauche et en plus je recule, mais si il y a bien une surprise :

« Han….Han….Han…. Eh ben Seb qu’est-ce tu fous là …..Han…..Han…..T’as crevé ? »

« Hi Han….Hi Han…. Hi Han …. Ben non !!! Tu vois pas que chui collé comme une grosse m..de !!!...Hi Han…Hi Han »

C’est le 60eme km et le Coach vient de passer comme un météore à côté du Predator !

Le saligot vient de me mettre un sacré coup de vent et doit encore s’en lécher les babines tellement il a dû se faire plaisir !

Je suis tellement blasé que je suis aussi vert que les sapins qui jonchent le parcours, du coup je me mets en colère pour tenter la transformation de l’incroyable Hulk, mais rien à faire, même l’ultime carte maitresse du Predator ne fonctionne pas !

J’ai pris une telle déflagration que je commence à me poser 12000 questions plus bêtes les unes que les autres, cette flagrante différence d’allure me fait réellement comprendre que je suis complètement hors sujet aujourd’hui.

Je me retrouve donc la tête dans le sac et en pleine déprime et progressivement je finis par lâcher le morceau pour boucler ce 2eme tour en mode randonnée en faisant le 45eme temps en 3 :17 :59.


Une fois au parc à vélo je ne vois pas l’intérêt de terminer cette course dans ces conditions, mais je me dis que je n’ai pas envie de bâcher cette course une 2eme fois de suite, et sous les encouragements des collègues je repars à la bagarre……euh non…. plutôt en promenade.

Les 20 bornes de course à pieds ne seront qu’une formalité, ça va si lentement que je peux courir à cette allure jusqu’à la tombée de la nuit, du coup je suis spectateur de la course et je regarde les autres se tirer la bourre.

Je boucle les 2 tours en faisant le 156eme temps en 1 :47 :33 agrémenté quand même de quelques arrêts aux ravitos :

« B’jour M’dame…..y’a quoi de bon sur votre stand ? »

« Alors mon p’tit, y’a banane, pain d’épice, coca, eau ……. »

« Euh….ben le problème c’est qu’il est 4h et que je fais toujours mon 4h avec du………..Nutella !!! »

« Ah ben non j’ai pas ………. Et de toute façon c’est pas bon pour les sportifs ! »

« Ben ouais mais moi chui pas sportif, chui randonneur ! »

 

J’arrive enfin au bout de mes peines 54 eme en 5 :54 :10 et sans nutella.


En conclusion, un bilan catastrophique sur une course ou j’avais prévu d’être au meilleur de ma forme et ou ça été tout le contraire, je me retrouve donc avec beaucoup de questions sans réponses et avec le moral en berne d’autant plus que réaliser une performance de cet acabit le jour de son anniversaire n’est pas forcément un cadeau de bon goût, en tout cas merci beaucoup à tous ceux qui me l’ont souhaité durant la course.

Dur, dur, de prendre un an de plus !

 

 

 Résultats LD :


1    DEPRET RUDY                       5:08:23

17   LEPLAT QUENTIN                  5:29:11

34   DAUPHIN STEPHANE            5:46:26

54   MOREAU SEBASTIEN           5:54:10

96   BAPT GREGORY                   6:04:34

132 BAPTISTE CHRISTIAN            6:12:22

181 PICHOT DUCLOS PHILIPPE    6:19:57

234 BEROUD PHILIPPE                6:30:31

Par Predator
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Vendredi 19 juin 2009


Pas d’article depuis un mois et pourtant des compétitions j’en ai bouffé tous les week-end !

Mais qu’est-ce qu’il se passe pour que ce blog au top de la connerilogie se soit tue pendant si longtemps ?

« Ben ….. euh …….. j’en sais foutre rien moi ! »

 

Tous ce que je peux dire c’est que depuis la course par étape du Bassin Minier, j’ai retrouvé des sensations cyclistes bien plus conforme à ce que j’attends, le coup de pédale me paraît plus rond et plus efficace.

Malgré tout les résultats sur les courses cyclistes sont bien loin de ce que j’ai pu faire par le passé et me laisse à chaque fois une impression de frustration :

« Ben moi à mon époque j’y envoyais du pâté, bande de petits m..deux ! »

« Eh Oh ! tu vas pas encore faire ton vieux grincheux ou on te laisse tout seul dans la pampa ! »

« Euh….. allez quoi …..soyez sympa les gars attendez moi. »

 

Le Predator serait-il trop vieux pour ce genre de courses ?

Que nenni ! 2 fois moins de bornes à vélo qu’avant et cette satané course à pieds qui m’explose les jambes et me rend complètement diesel sont la cause de tous mes maux.

Au bilan cette année, 10 courses de vélo et la même conclusion à chaque fois, je n’arrive plus à supporter les incessants changement de rythme d’une course cycliste, du coup la seule épreuve ou je suis encore performant et même plus qu’avant c’est le contre la montre ou là bien-sûr l’effort demandé est constant et plus similaire à l’effort du triathlète.

A l’inverse d’un Coach qui s’enorgueilli d’avoir retrouvé ses jambes de 20 ans en affichant sur son blog des courbes et toutes sortes de statistiques dont je ne comprends strictement rien, moi j’aimerais bien qu’on m’explique : 

 « mais qui m’a volé mes watts !!!! J’exige qu’on me les rendent !!!! Allez quoi …. J’en ai besoin …. Bordel !!!!

 

J’ai donc bel et bien perdu les spécificités du coureur cycliste et je ne peux donc plus me considérer comme tel, mais que suis-je alors :

 

- Un véritable triathlète ?   « Je pédale, je cours, mais chais toujours pas nager comme les vrais …..snif »

ou

- Un être hybride ?  « Je mange du nutella, je bois de la bière, mais j’ai toujours pas le bide qui va avec …. Snif »

 

Peut-être des premiers éléments de réponse avec le Tri Sapin ce dimanche ?

Par Predator
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Mardi 19 mai 2009

De retour sur la bicyclette, ce week-end j’ai pris le départ du tour du Bassin Minier qui est une course en 3 étapes avec 110 bornes tout plat le 1er jour, un clm de 7 km le dimanche matin et enfin l’après-midi une étape de guerrier  de 75 km.


6 jours après l’half de Sommières j’ai les jambes encore engourdies et je ne me sens pas au top de la récupe .

Malgré tout le profil plat de la 1ere étape m’arrange bien et  je vais passer une journée plutôt tranquille et ennuyante dans les roulettes avec à la clé une 41eme place banale sur un sprint massif de 95 mecs.

Une étape rondement menée avec un bon petit 44 de moyenne et avec quasiment des meilleurs jambes à la fin de la course qu’au début, il fallait bien ça pour réveiller un Predator bridé et en état d’hibernation.


Le lendemain matin les sensations sont bien meilleures et je réalise un bon chrono en me classant 12eme en 10 :02 sur un parcours roulant se terminant par une bosse de 500m sur l’arrivée.
Au passage j'améliore mon temps de 4s par rapport à l'année dernière (Greg le fonctionnaire appréciera ).


A l’entame de la 3eme étape je me retrouve donc idéalement placée à 25s du leader et avec quelques petites idées dans la tête.

Une fois le départ donné une échappée prend vite forme avec déjà le Seb Chabert en tête, le Coach sentant le danger attaque dans un mur à 10% mais ne parviendra pas à rentrer, du coup on le récupère  la tête dans le guidon, le casque en travers et avec le regard vide. Au moment de la jonction avec lui on doit s’enquiller une nouvelle bosse et comme souvent dans ces cas là arriva ce qui devait arriver, le coach explose !

Ca s’appelle se faire hara-kiri et du coup le Coach n’est plus……………….snif.


Je le laisse partir sans un regard mais avec une petite larme quand même, et comme j’ai la fibre familiale et patriotique je me dis :

« Non Coach tu t’es pas sacrifié pour rien !!! Je vais te venger et laver l’honneur de la famille !!! »

« clac…clac…clac » je tombe les dents et je me lève sur les pédales !


Predator attaque à la vitesse du son ……..euh non …… c’est peut-être bien plutôt à la vitesse de la tortue.

La tête du peloton sent un souffle violent lui caresser la nuque, c’est bien sûr Pre….., le vent du sud qui s’est invité dans la partie !

Le groupe de tête n’est pas très loin, et à vue de nez la jonction est possible, j’ai attaqué à contretemps comme au bon vieux temps ou ça marchait quasiment à chaque coup, mais le souci c’est qu’à vue de jambes la distance n’est plus la même, je plafonne très vite et je me retrouve pendu entre les 2 groupes. Je comprends vite que je n’y arriverai pas et je gère mon effort pour éviter la même mésaventure que le Coach.

Absorber par le peloton je vais ensuite me contenter, jusqu’à l’arrivée, de m’accrocher comme un damné à la vingtaine de survivants d’un peloton amaigri par la répétition des difficultés du jour.


Je termine donc 26eme de l’étape et 15eme au classement général.

Petite mention à Seb qui a fait toute l’étape devant et qui malgré sa défaillance dans le final n’a pas oublié de ramasser le maillot à pois de meilleur grimpeur.

 

Classement Général :

 

1   CASSINI Gregory         VC Decines     4 :41 :18

15 MOREAU Sébastien     VCCA                à  1 :26

16 CHABERT Sébastien    VCCA               à   1 :28

45 LEPLAT Quentin            VCCA               à  8 :09

47 KHALIL Mounir               VCCA               à  9 :38

58 CHASSAING Philippe     VCCA              à 12 :36  

Par Predator
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Mardi 12 mai 2009


Ce dimanche a vu la 1ere édition du triathlon de Sommières en format Half-Ironman, 1900 m de natation en aller-retour dans une rivière, 90 km de vélo sur un parcours relativement plat pour pur rouleur, et un semi  également plat en aller-retour sur une voie verte, en somme un bon petit galop d’essai pour se jauger sur cette distance, je prends donc cette épreuve comme un bon entrainement ou le résultat n’est pas une priorité, mais malgré tout dés que je mets un dossard l’esprit de compétition est toujours là et je pense qu’une place entre 5 et 10 est accessible si tout va bien.


Et du coup une fois le départ lancé tout va mal, 450 gus qui agite les bras dans une eau à 16°, eh ben Predator il aime pas !

Au bout de 200m je n’arrive plus à respirer, j’ai le souffle coupé par la fraicheur de l’eau, et je me retrouve en mode brasse puis en flottaison sur place, je deviens une bouée vivante et j’en prends pour mon grade, des marrons en voit tu en vois là, je me retrouve vite en panique et dans le peu de lucidité qui me reste j’arrive quand même à m’écarter sur la berge et à me poser sur le flanc en respirant comme un poisson rouge sorti de son bocal.

Le calme et la respiration retrouvée je repars a vu de nez dans les 50 derniers, j’arrive petit à petit à retrouver mon rythme et je commence enfin à remonter, le seul point positif de la situation c’est que c’est la 1ere fois que je double en nageant mais par contre le mal est fait, je sors de l’eau 124eme en 32 :37, entier et avec une belle frayeur dont je me serais bien passée.


De retour sur la terre ferme j’enfourche mon vélo et je retrouve non pas mes sensations mais de l’air à respirer à plein poumons : humm ……. on se rend pas compte mais c’est trop bon !

Au bout de 5 km je rattrape Jérôme qui au passage ne se prive pas d’un petit plaisir :

« Eh ben alors Seb ? Faut apprendre à nager et arrêté de barboter ! »

« Ouais …. Ouais… c’est bon…. !!! Euh…. C’est la faute aux pom-pom girls ….. Elles m’ont fait tourner la tête ! »

Les jambes sont moyennes, je manque un peu de fraicheur après les entrainements de la semaine, mais j’arrive quand même à trouver un rythme qui me convient jusqu’au moment fatidique ou un mec me double, puis 2, puis 3 :

« Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel !!!!!! C’est vraiment une journée de m…. !!!!!!!!!!!!!!! Eh,Oh …. Toi là-bas…. Ta pas le droit !!!! C’est moi qui double d’habitude !!!!!!

« ……………………………………………vroummmmm……………………………………. »

« ………..snif……… »

Je prends sur moi, et je me dis qu’il fallait bien que ça arrive un jour.

Là ou ça devient moins marrant c’est quand je vois un groupe d’une douzaine de mecs que j’ai déjà doublé revenir sur moi :

« Euh…c’est bien no drafting ?"
“ ………………………………….”

Ca dure une dizaine de km comme ça et je profite du peu de difficulté du parcours pour me casser, je suis venu pour me tester et pas pour faire de la patinette, je rattrape quelques gus et rebelote, certains jouent avec la limite et d’autres sont carrément collé à la roue, ça commence légèrement à m’énerver mais je me dis que de toute façon je vais me les faire en course à pieds, ce qui m’inquiète le plus c’est que devant je ne vois quasiment plus personne et je me doute que ça doit rouler de la même façon, du coup les plus faibles profitant du travail des plus forts peuvent maintenir un écart qui n’aurait pas eu lieu d’être.

Je gère donc ma course en fonction de ses petits soucis et je pose le vélo environ en 45eme position avec le 36eme temps en 2 :36 :34, ce qui malgré mes piètres qualités de rouleurs et les sensations moyennes du jour est un peu surprenant : j’aurais peut-être dû drafter ?


Tant pis c’est comme ça, malgré tout dans ce marasme ambiant et au bout de 3h10 d’effort apparait enfin un point positif : les 1ere foulées sont bonnes.

Je me cale tout de suite sur une bonne allure, le parcours en aller-retour me permet de jauger les écarts qui sont assez considérables, mais je sens que ça va vite et j’avale les km avec à l’esprit l’envie de gommer mes mauvaises prestations précédentes.

Je finis le semi sur la même allure avec tout de même 3 derniers km un peu heurtés en faisant le 4eme temps en 1 :16 :48.


Au final je finis donc ce triathlon du Sud à la 12eme place en 4 :25 :59.

Je ne rentre donc pas dans mes objectifs, et malgré un triathlon plutôt sympathique et bien organisés, sur un parcours largement abordable pour un début de saison, le manque d’équité me laissera quand même un sentiment de frustration.


Heureusement, le week-end passé dans le sud fût agréable dans le camping-car flambant neuf de Ralator et Mini-moi agrémenté d’un footing à couteau-tiré entre Christie et Predator sur un parcours à 2m de dénivelé :

« Heureusement qu’il y avait ce p….. de pont sinon j’aurais pas réussi à le larguer c’t’acharner de Christie ! Et encore il a pas lâcher le morceau, il est resté à 20m derrière à 200 pulses pendant 1h ! »

 Résultats :

 

1   BERLIER Sébastien         3 :57 :32         23 :54   2 :24 :51   1 :08 :45

12 MOREAU Sébastien         4 :25 :59         32 :37   2 :36 :34   1 :16 :48

35 BENOIT Jérôme                4 :41 :11         31 :45   2 :41 :22   1 :28 :03



                                                                           

Par Predator
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