Mercredi 6 mai 2009

Enfin la reprise !

Ca commençait à me démanger depuis un petit moment de pouvoir lâcher la purée sur un triathlon puisque le dernier datait du 15 aout de l’année dernière et m’avait laissé sur des sensations mitigées.

L’hiver a donc été studieux en travaillant les points faibles tel que la natation, et bien-sûr comme vous me connaissez tout les moyens sont bons pour progresser et malgré les quelques secondes gagnées le constat est toujours difficile à avaler : les petits merdeux de 12 ans de la ligne d’eau d’à côté me double toujours et encore (y’en a même qui ose la brasse !)

Le Predator toujours à la pointe de la technologie et de l’innovation a donc pris les choses en main :

« Bon OK, puisque ça marche pas il faut que je fasse la différence autrement ! »

« Et toi viens là ! Ca te dis de jouer à tu me tiens par la barbichette ? »

« Ben ….euh ouais si tu veux »

« Je te tiens ♫ tu me tiens ♫ par la barbichette ♫ le premier qui rira aura une tapette ♫ »

« …………………………………………………………………………………………………. »

« Pffffffff………… hihihihi………… »

« Clac ! »

«  Aïeuuuuh !.......... et merde ! j’ai encore perdu !»

Bon ok j’vous explique, le principe de ce nouvel entrainement c’est de mettre l’accent sur le travail de distribution et de réception de calottes, ce qui peut être très utile sur les départs chaleureux et mouvementés de nos triathlons, bon bien-sûr c’est pas très fair-play mais j’ai trouvé que ça pour gagner des places dans l’eau.

 

C’est donc remonté comme une pendule et avec des joues de hamster (ben ouais j’perds tout le temps à ce jeu à la con !) que je me présente à Vichy :

« Salut Seb, alors t’es prêt ! »

« Mouais… mouais… chais pas, on va voir si l’entrainement paye »

« Qu’est-ce que t’as à la joue ? »

« Euh….t’occupe ……ça doit être ma nouvelle lotion de rasage qui passe pas ……… »

« Au faites tu pars à 13h56 »

« Quoi ! Mais on part pas tous en même temps ? »

« Eh ben non couillon c’est en piscine ! »

Evidemment à ce moment là tous s’écroule, moi qui croyait avoir tout prévu jusqu’au moindre détail je suis complètement déstabilisé  par ce contretemps.

Mais Predator à plus d’un tour dans son sac, il va falloir improviser, et lorsque je me présente au départ je découvre une piscine flambant neuve en …….. inox !

C’est plutôt agréable mais c’est aussi un peu spécial puisque ça donne l’impression de nager dans un évier, et du coup une nouvelle idée de génie me monte à la tête :

« Eh ben y’a qu’à trouver le bouchon et le faire péter nom de dieu ! »

 

Et Pan ! C’est parti pour moi, je déplie mes petits bras et j’envoie la sauce, sa mousse pas bien longtemps et en plus je ne sais pas faire la culbute du coup je fais une espèce de déhanché des fesses pas très académique.

Je fais le 47eme temps en 12 :26 transition comprise et je prends déjà 3 :25 par le meilleur nageur, sur un sprint c’est irréversible, sûrement la faute à ce bouchon à la c.. , j’lai pas trouvé !

Une fois le vélo enfourché ça va déjà mieux et je remonte pas mal de monde dont quelques uns du club avec lesquels bien-sûr je prends un malin plaisir à les enrhumer, du coup pas le temps de taper la causette, désolé les gars mais c’est un sprint.

Je fais donc le 3eme temps à vélo en 33 :08 et j’ai quand même un peu de mal à relancer la machine sur la partie pédestre, il me faudra plus d’un km pour trouver une allure qui va me permettre également de faire le 3eme temps en 17 :01 et cerise sur le gâteau de mettre sa petite fessée à Fred pilepoil sur la ligne d’arrivée ; après l’humiliation de Lavault-St-Anne, une nouvelle déconvenue pour notre vétéran de choc.


Au final je finis 6eme de ce triathlon sprint de Vichy et plutôt satisfait de ma performance sur un format pas évident où il faut s’arracher constamment pour être dans le coup.

La représentation du club  était impressionnante, 25  triathlètes classés et  méritant, mais malheureusement certains n’ont pas été à la hauteur en arborant pas la tenue rose et officielle du club, en même temps à 25 en rose ça aurait fait un peu gay pride.


Pour finir petite mention pour le 1er triathlon de l’ours de Jozerand qui s’en sort plutôt très bien malgré un dernier 100m en brasse juste devant un public médusé et un fiston ravi et moqueur :

« T’as vu maman……….. papa y coule ! »  

 

Résultats Sprint :


1 BOUTTIER  GREGORY 0:58:10 0:09:20   0:31:55   0:16:55
6 MOREAU SEBASTIEN 1:02:36 0:12:26   0:33:08   0:17:02
19 L'Ours de Jozerand 1:07:11 0:14:41   0:34:15   0:18:15
25 MONMINOUX NICOLAS 1:07:53 0:12:20   0:36:21   0:19:12
30 BENOIT JEROME 1:08:56 0:13:30   0:37:20   0:18:06
38 RAFFRAY JEROME 1:10:55 0:14:29   0:36:39   0:19:47
41 BAPTISTE CHRISTIAN 1:11:29 0:12:54   0:38:01   0:20:34
48 RUELLE PIERRE 1:12:18 0:13:51   0:39:15   0:19:11
59 D'ETTORRE JEAN MARIE 1:13:24 0:12:21   0:39:32   0:21:31
60 LOPEZ DAVID 1:13:25 0:12:46   0:40:35   0:20:04
67 SCHANG GUILLAUME 1:13:59 0:12:35   0:39:32   0:21:52
68 COLOT SEBASTIEN 1:14:06 0:14:22   0:37:42   0:22:02
69 VIVIER BARBARA 1:14:16 0:14:30   0:39:14   0:20:32
73 BARRIERE NICOLAS 1:14:34 0:12:48   0:41:15   0:20:31
75 CHARRADE LAURENT 1:14:40 0:12:51   0:39:18   0:22:31
83 ANDRIEUX BRUNO 1:15:37 0:14:36   0:39:03   0:21:58
87 CRAYSSAC MAXIME 1:15:56 0:13:49   0:39:39   0:22:28
88 NOURRI FREDERIC 1:15:56 0:13:16   0:41:51   0:20:49
97 DUMAS GILLES 1:17:46 0:15:37   0:41:40   0:20:29
107 MAZET LUDOVIC 1:19:35 0:15:36   0:40:11   0:23:48
108 NOURRI PHILIPPE 1:19:43 0:16:13   0:41:15   0:22:15
125 SOUCHET ANNE 1:22:33 0:12:21   0:43:22   0:26:50
147 LACHAUX ALBAN 1:27:56 0:14:55   0:48:27   0:24:34
164 LELIEVRE STEPHANIE 1:31:06 0:16:14   0:46:11   0:28:41
166 JEHANNIN LENAICK 1:31:12 0:14:14   0:48:43   0:28:15

                                                                                  
Par Predator
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Jeudi 26 mars 2009


Jusqu'alors il existait « le vélo de Ghislain Lambert » un film caricatural sur le monde du cyclisme avec la formidable interprétation de Benoit Poolvoerde et qui par moment tourne quasiment au documentaire tellement ça se rapproche de la réalité.

Aujourd’hui une nouvelle œuvre vient de voir le jour, cette fois-ci sous le format d’un livre intitulé :

               
                                      LE PELOTON CYCLISTE Ethnologie d’une culture sportive


Un livre qui n’a rien de caricatural puisque l’auteur Xavier Garnotel ancien coureur cycliste et aujourd’hui professeur d’EPS réalise la prouesse d’analyser, de comprendre et d’expliquer  le monde cycliste dans son évolution et dans toute l’imagerie qui l’accompagne depuis sa naissance à aujourd’hui en passant par tous les intervenants, du cyclos du dimanche au coureur professionnel ainsi qu’à l’entourage d’un peloton cycliste jusqu’au journaliste véhiculant depuis des lustres la légende des forçats de la route. 
 

C’est en 2002 après une brève coupure que Xavier renoue le contact avec les cyclistes pour réaliser lors de ses études une thèse anthropologique sur le monde cycliste qu’il va considérer comme une ethnie particulière et intégrée dans notre société, ce qui lui vaudra après 7 ans de travail le titre de docteur en anthropologie.


Il est bien loin le temps ou malgré quelques victoires de renom le seul titre qu’il possédait était le surnom de « La Dèche ».

Aujourd’hui d’un point de vue predatorien, le coquin a pris du grade, ce sera donc : Docteur La Dèche !

Depuis cette semaine son livre est enfin publié et même France 3 s’intéresse au sujet et à l’auteur :

« Allo Seb, c’est Xavier, ça te dit de faire le figurant derrière la caméra ? »

« Ben tout ce que tu veux mon ami, mais faut faire quoi exactement ? »

« Faut juste pédaler et y’a un mec de France 3 qui nous filme. » 

« Ah ouais génial ! ……………. Mais toi tu fais quoi, tu pédales aussi ……….. ? »

« Ben ouais, y faut que ça fasse vrai ! »

« AhAhAh !!!!!!!!! c’est pas vrai que tu vas remettre le cul sur une selle !!!!!!!! »


C’est donc plus intéressée de voir La Dèche se dandiner de nouveau sur un vélo que de faire le beau derrière la caméra que je me pointe au rendez-vous.  

Je retrouve le compère habillé en cycliste (il a encore de l’allure le bougre) avec son fameux vélo rose de l’époque (le look de l’équipe Once à la grande époque de Jalabert).

On est donc parti avec les gars de la télé pour une multitude de plans en long en large et en travers, même que le cameraman m’installe un micro pour que je raconte des histoires de vélos en roulant, heureusement qu’il n’y avait pas l’hélico, je me serais cru au tour de France.

Alors que l’on croyait la séance terminée, le cameraman en veut encore :

« Ca va pas les gars, il me faut d’autres paysages, y’a pas d’autres routes dans le coin ?»

« Ben y’a qu’a monter à Corent, là au moins t’auras des points de vues ! »
que je lui réponds avec le sourire aux coins des lèvres.

La Dèche qui commençait à m’avouer que les allers-retours devant la caméra devenaient douloureux ne parle plus et vire au blanc en entendant ma proposition.

En fin de compte la séance de figurants cyclistes se terminera en plein milieu de la bosse après plusieurs passages en montant bien-sûr, et une fois le cameraman rassasié, La Dèche ne se fera pas prier pour charger le vélo dans le coffre de la voiture.

Au bilan une après-midi bien sympathique avec le sentiment  d’être privilégié d’avoir pu profiter de derniers moments rares et jouissifs d’un Xavier au coup de pédale heurté et pressé d’en finir avec ce sport à la c..

A coup sûr on ne l’y reprendra plus d’ici un bon moment.

 

Tout ça pour dire que si vous aimez le vélo ou si vous ne le comprenez pas, ce livre est fait pour vous et est très facile d’accès :
Si le peloton cycliste n'est, a priori,pas le plus exotique des terrains, il n'en présente pas moins d'originalités et de richesses culturelles qui restaient jusqu'alors muettes.(Xavier Garnotel)



 

Par Predator
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Jeudi 12 mars 2009


Le week-end dernier avait lieu la première édition du trail de Cournon, le club local c’est donc mis à la mode actuelle en changeant sa course sur route par une course nature ce qui lui a permis d’accueillir 450 trailers au départ.


Il fait un petit peu frisquet, et sur cette ligne de départ je vois tout le monde habillé en long avec ceinture porte-bidon ou encore camelback, évidemment en bon vieux novice je me pointe habillé en court avec un cuissard  et un t-shirt moulant prêt à lancer le sprint, je me fais donc encore remarquer et je me sens un peu seul puisque habillé façon Carl Lewis on va se taper 25 bornes (heureusement que j’ai pas mis la combi rose !).

Je croise un collègue de boulot, Fredo dit le zozo que j’avais trouvé à la corrida de Clermont-fd avec des baskets aux semelles désintégrées et avec un trou à l’orteil :

« Tiens salut Fredo, j’espère que tu m’as changé tes baskets ! »

« Ben ouais j’en ai des neuves mais quand même j’étais bien dans les autres, et pis dedans j'avais mis des semelles antichoc ! »

« Euh Fredo ……. C’est quoi cette banane autour de ta taille ? »

« Ben quoi c’est mon appareil photo pour avoir un souvenir ! ?»

« Mais Fredo c’est pas une rando, c’est une course bordel ! »


Le départ est donné et on se retrouve très vite 4 en tête, il y a 2 membres du PEC et un ancien avec la casquette à l’envers et un t-shirt trop grand, c’est un cantalou avec la dégaine d’un jeune de cité, je m’accroche dans leur sillage mais je me sens déjà en difficulté, l’allure n’est pas énorme mais je n’arrive pas à allonger la foulée j’ai les jambes chloroformées, en somme comme j’ai négligé l’échauffement je suis pas réveillé, du coup au milieu des 2 PECistes je me retrouve pressé comme un PEC citron et je suis très vite contraint de laisser les 2 PEC taureaux partir avec Touffik le cantalou.

Je gère mon allure en fonction des sensations du jour et à mi-course je suis 4eme et je navigue à environ 3 mn du 1er et à 1 mn du 2eme et 3eme.

Arrive la plus grosse difficulté du parcours, la montée du puy d’Anzelle, une pente abrupte que l’on monte en marchant, du coup j’aperçois Touffik le cantalou quelques marches au-dessus en train de lâcher prise :

« J’vais m’le faire ce vieux machin ! C’est pas possible y’en a toujours un pour te foutre la honte ! »


Cette montée sèche me réveille, au bout 12 bornes il était enfin temps ( pour info le matin au réveil Predator met la radio à puissance max pour un levé nette et sans bavure sinon ça marche pas), je relance comme je peux au sommet  et dans la descente je regarde au loin et surprise je ne vois plus Touffik :

« c’est pas possible ! Il est ou ce c.. ! Il s’est quand même pas barré ! »

« Bon OK, dans ce cas, quand y’en a marre y’a malabar ! Euh non, quand y’en a marre y’a powerbar ! »

En faites a ce moment de la course c’est plutôt :

« Quand t’es dans le beurre y’a punchpower »

Bon je sais chui un peu juste en poésie mais c’est tout ce que j’ai trouvé comme rime avec mon tube punchpower.

J’y regarde à 2 fois et je ne vois plus que le 2eme, en faites j’ai dû doubler  l’ancien sans m’en rendre compte, le vieux c’est fait sauter la pendule !


Je me sens un peu mieux sur cette fin de course et je commence à revenir sur le 2eme, mais le final est une longue descente goudronnée qui vous donne l’impression que les rotules de genou vont se déloger et finir par exploser, donc du coup les places sont faites et je franchis la ligne d’arrivée en 3eme position, bien content que ça s’arrête.


Au bilan malgré des sensations très moyennes et un début de course vraiment pas à mon gout, la gestion de la course sur cette nouvelle distance est beaucoup plus satisfaisante.

 

Résultats 24,7 km :

 

1     BRINGER Patrick            1:35:10

2     MEUDEC Yohan              1:37:02

3     MOREAU Sébastien        1:37:43

4     TOUFFIK le cantalou       1:42:51

49    FREDO le zozo               2:06:22

54    MAZET Ludovic              2:07:36






C'est bien ce que je disais :
Quand y'en a marre ................ eh ben y'en a marre !!!!!!!!!!

Par Predator
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Samedi 28 février 2009


Bon d’accord je m’y remets à ce satané blog, c’est que ça prend du temps d’essayer de faire des phrases tout en racontant n’importe quoi.

J’en étais donc resté à la corrida et aux hallucinations de noël, et  j’avais prévu d’enchainer non pas sur les cross régionaux habituels mais plutôt sur les trails du Sancy et de Plauzat, j’avais même programmé un plan d’entrainement sur 8 semaines qui devait m’emmener jusqu’au trail de Cournon pour un 1er test à domicile sur du longue distance.

Bien sûr avec un tel programme je me voyais déjà en haut de l’affiche et je me sentais gonflé à bloc et près à tout déchirer mais comme trop souvent lorsque je prépare quelque chose un grain de sable est venu dérégler la machine et la seule chose qui fut déchirer à ce jour, c’est le fond de mon ………………… pantalon !

C’est donc  après 3 jours d’entrainement que je me retrouve malgré moi cloué sur les chiottes pour une petite partie de vidange de ventre, et pour la deuxième année consécutive  je me farcie donc le classico de l’hiver qui n’est pas OM – PSG ou Barça – Real mais plutôt le Gastro FC – Grippe Utd.

Au bilan je me retrouve avec un chiotte à désinfecté, un pantalon à laver ou plutôt à jeter, et sans essence dans le moteur pour un bon moment, du coup pas moyen de reprendre le fil du programme et pas moyen de courir les trails du Sancy et de Plauzat.


Des sensations normales sont revenues depuis une dizaine de jours et je peux enfin repartir du bon pied et même me présenter sur le 5 km de Chappes pour voir ou j’en suis.

Au programme un circuit tout plat et relativement abrité du vent, et surtout de la galette des rois à l’arrivée.

Je prends le départ la bave aux lèvres et pressé d’arriver, je me glisse dans le sillage des premiers et au bout du 1er km ont est plus que 3, au 2eme plus que 2, je sens mon ventre gémir et je décide immédiatement d’accélérer, au 3eme km je suis seul en tête,  au 4eme km les jambes se durcissent mais l’odeur de frangipane est de plus en plus forte, au 5eme km je passe la ligne d’arrivée inquiet :

« C’est où qu’on mange ? »

« Euh tu veux pas savoir ton temps ? »

« Ouais si tu veux ……………… mais elle est où cette p….. de galette !? »

« Ben elle est là-bas …………….. euh au faite t’as fais 15 :55 »

C’est donc une fois que j’ai le ventre plein que je réalise que j’ai gagné et que je suis proclamé roi de Chappes devant un Maire angoissé et soucieux de préserver son poste républicain devant cette monarchie naissante.

Je suis tellement fier de porter la couronne que le lendemain je repasse en vélo sur Chappes pour mesurer la fidélité de mes sujets, et là, surprise, pas un péquin pour m’accueillir :

« Eh, oh ? Y’a quelqu’un ? »

« ……………………………. »

Bon d’accord, je crois qu’ils se foutent de moi dans ce plat pays, j’ai bien envie d’instaurer le régime de la guillotine, et en plus y’a même pas de château !

 

En conclusion je vous livre un secret imparable pour faire des temps en course à pieds, c’est la gourmandise !

C’est bien connu qu’il faut toujours une carotte pour faire avancé un âne.


 



Par Predator
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Jeudi 1 janvier 2009

Pour finir cette année 2008 j’ai participé aux traditionnelles nocturnes de Champeyroux et de Clermont-fd que l’on appelle plus communément  des corridas, d’ailleurs je ne sais pas pourquoi on les appelle comme ça puisque en arrivant je n’y trouve pas l’ombre d’un taureau ni d’un matador :

« Bonjour M’ssieu, y sont ou les taureaux et les matadors ? »

« Pardon ……… ? »

« Euh… ben oui…… c’est bien une corrida ? »

« Vous allez bien jeune homme ? Numéro de dossard s’il vous plait !!!!!!!!!!! »

« J’peu faire le piquador quand même……………. ? »

« Encore un illuminé de noël !? Ben tiens j’ai une idée pour vous jeune homme, y’a une crèche vivante juste à côté, y’a Jésus, la vierge Marie et des ânes ……… vous y serais bien avec eux ………. ! »

Effectivement, en voyant la crèche et ses personnages je me sens bien et je trouve immédiatement l’inspiration divine :

« Halelujah, mes frères ! A défaut d’un lâché de taureaux on va faire un lâché d’ânes ! » 


Bon évidemment, il y a méprise sur le sujet puisque j’avais préparé ce rendez-vous en regardant quelques images de la feria de Pampelune et le fameux lâché de taureaux dans les rues de la ville.

Moi qui croyais battre tous mes records et encore repousser mes limites à l’idée de voir un taureau affamé et ivre de chair fraiche me chatouiller le popotin pour me faire avancer plus vite, ce ne sera donc pas pour cette fois-ci.

Je prends donc le départ de la course désabusé et quand même soulagé pour mon derrière, mais surprise, à défaut de taureaux ou encore d’ânes, je trouve des lièvres pour me booster, le premier s’envole très vite, mais je me cale sur le second qui n’est autre que le Bringueur de choc qui gère sa course en vrai métronome, ont court ensemble et je prends 5 m à chaque relance, il m’en mettra même 10 avec un démarrage supersonique pour le sprint final. Je termine donc ce 5 km 3eme en 16’17’’.


C’est donc en homme averti et avec une approche différente que je prends le départ de la corrida de la St-Sylvestre à Clermont-fd, cette fois-ci c’est sûr pas de taureaux, mais à la place on y trouve le père et la mère noël, un robot, des clowns, des blondes en peignoirs, un homme préhistorique ……etc……..

En ce qui me concerne j’ai opté pour un mélange de : Antoine le chanteur et de Brice de Nice  (ben oui les déguisements de Predator ça ne court pas les rues !)

Au final vu les commentaires des collègues et des passants sur le bord de la route je devais plutôt ressembler à Priscilla folle du désert. En y repensant heureusement que le parcours ne passait pas devant le zizi folies parce qu’à défaut de me faire courser les fesses par un taureau j’aurais pu ………………………. enfin passons les détails, ce qui est sûr c’est que les deux méthodes sont bonnes pour courir vite ! 
 

Le start est donné et je me place dans les premières positions pour faire admirer non pas mon habituelle combi rose mais ma superbe chemise jaune à fleur rose et bleu, mais pendant que je fais le cake Superman attaque, le clown explose et moi je m’accroche, pas question de me faire larguer par un super-héros donc je repasse devant pour affirmer ma virilité de folle du désert et calmer les ardeurs de Superman. Ce c……n en remet une couche et heureusement explose en plein vol (de toute façon j’avais de la kryptonite dans la poche au cas où ça marchait pas).
Du coup on est parti trop vite et j’ai déjà les jambes qui brûlent au bout de 2 bornes, heureusement le ménage est fait et je me bats jusqu’au bout pour terminer avec la chemise déboutonnée et la perruque de travers une nouvelle fois 3eme de ce 11 km en 37’.


Au final je termine donc deux fois 3eme avec deux approches différentes et malgré tout je ne sais toujours pas pourquoi on appelle ces courses des corridas, c’est peut-être à cause du côté festif et de tous ces fous qui courent déguisés dans les rues de la ville décorée aux illuminations de noël en criant : 
                                                                                                                                                 

Par Predator
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