Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 18:50

De retour sur la bicyclette, ce week-end j’ai pris le départ du tour du Bassin Minier qui est une course en 3 étapes avec 110 bornes tout plat le 1er jour, un clm de 7 km le dimanche matin et enfin l’après-midi une étape de guerrier  de 75 km.


6 jours après l’half de Sommières j’ai les jambes encore engourdies et je ne me sens pas au top de la récupe .

Malgré tout le profil plat de la 1ere étape m’arrange bien et  je vais passer une journée plutôt tranquille et ennuyante dans les roulettes avec à la clé une 41eme place banale sur un sprint massif de 95 mecs.

Une étape rondement menée avec un bon petit 44 de moyenne et avec quasiment des meilleurs jambes à la fin de la course qu’au début, il fallait bien ça pour réveiller un Predator bridé et en état d’hibernation.


Le lendemain matin les sensations sont bien meilleures et je réalise un bon chrono en me classant 12eme en 10 :02 sur un parcours roulant se terminant par une bosse de 500m sur l’arrivée.
Au passage j'améliore mon temps de 4s par rapport à l'année dernière (Greg le fonctionnaire appréciera ).


A l’entame de la 3eme étape je me retrouve donc idéalement placée à 25s du leader et avec quelques petites idées dans la tête.

Une fois le départ donné une échappée prend vite forme avec déjà le Seb Chabert en tête, le Coach sentant le danger attaque dans un mur à 10% mais ne parviendra pas à rentrer, du coup on le récupère  la tête dans le guidon, le casque en travers et avec le regard vide. Au moment de la jonction avec lui on doit s’enquiller une nouvelle bosse et comme souvent dans ces cas là arriva ce qui devait arriver, le coach explose !

Ca s’appelle se faire hara-kiri et du coup le Coach n’est plus……………….snif.


Je le laisse partir sans un regard mais avec une petite larme quand même, et comme j’ai la fibre familiale et patriotique je me dis :

« Non Coach tu t’es pas sacrifié pour rien !!! Je vais te venger et laver l’honneur de la famille !!! »

« clac…clac…clac » je tombe les dents et je me lève sur les pédales !


Predator attaque à la vitesse du son ……..euh non …… c’est peut-être bien plutôt à la vitesse de la tortue.

La tête du peloton sent un souffle violent lui caresser la nuque, c’est bien sûr Pre….., le vent du sud qui s’est invité dans la partie !

Le groupe de tête n’est pas très loin, et à vue de nez la jonction est possible, j’ai attaqué à contretemps comme au bon vieux temps ou ça marchait quasiment à chaque coup, mais le souci c’est qu’à vue de jambes la distance n’est plus la même, je plafonne très vite et je me retrouve pendu entre les 2 groupes. Je comprends vite que je n’y arriverai pas et je gère mon effort pour éviter la même mésaventure que le Coach.

Absorber par le peloton je vais ensuite me contenter, jusqu’à l’arrivée, de m’accrocher comme un damné à la vingtaine de survivants d’un peloton amaigri par la répétition des difficultés du jour.


Je termine donc 26eme de l’étape et 15eme au classement général.

Petite mention à Seb qui a fait toute l’étape devant et qui malgré sa défaillance dans le final n’a pas oublié de ramasser le maillot à pois de meilleur grimpeur.

 

Classement Général :

 

1   CASSINI Gregory         VC Decines     4 :41 :18

15 MOREAU Sébastien     VCCA                à  1 :26

16 CHABERT Sébastien    VCCA               à   1 :28

45 LEPLAT Quentin            VCCA               à  8 :09

47 KHALIL Mounir               VCCA               à  9 :38

58 CHASSAING Philippe     VCCA              à 12 :36  

Par Predator
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 19:01


Ce dimanche a vu la 1ere édition du triathlon de Sommières en format Half-Ironman, 1900 m de natation en aller-retour dans une rivière, 90 km de vélo sur un parcours relativement plat pour pur rouleur, et un semi  également plat en aller-retour sur une voie verte, en somme un bon petit galop d’essai pour se jauger sur cette distance, je prends donc cette épreuve comme un bon entrainement ou le résultat n’est pas une priorité, mais malgré tout dés que je mets un dossard l’esprit de compétition est toujours là et je pense qu’une place entre 5 et 10 est accessible si tout va bien.


Et du coup une fois le départ lancé tout va mal, 450 gus qui agite les bras dans une eau à 16°, eh ben Predator il aime pas !

Au bout de 200m je n’arrive plus à respirer, j’ai le souffle coupé par la fraicheur de l’eau, et je me retrouve en mode brasse puis en flottaison sur place, je deviens une bouée vivante et j’en prends pour mon grade, des marrons en voit tu en vois là, je me retrouve vite en panique et dans le peu de lucidité qui me reste j’arrive quand même à m’écarter sur la berge et à me poser sur le flanc en respirant comme un poisson rouge sorti de son bocal.

Le calme et la respiration retrouvée je repars a vu de nez dans les 50 derniers, j’arrive petit à petit à retrouver mon rythme et je commence enfin à remonter, le seul point positif de la situation c’est que c’est la 1ere fois que je double en nageant mais par contre le mal est fait, je sors de l’eau 124eme en 32 :37, entier et avec une belle frayeur dont je me serais bien passée.


De retour sur la terre ferme j’enfourche mon vélo et je retrouve non pas mes sensations mais de l’air à respirer à plein poumons : humm ……. on se rend pas compte mais c’est trop bon !

Au bout de 5 km je rattrape Jérôme qui au passage ne se prive pas d’un petit plaisir :

« Eh ben alors Seb ? Faut apprendre à nager et arrêté de barboter ! »

« Ouais …. Ouais… c’est bon…. !!! Euh…. C’est la faute aux pom-pom girls ….. Elles m’ont fait tourner la tête ! »

Les jambes sont moyennes, je manque un peu de fraicheur après les entrainements de la semaine, mais j’arrive quand même à trouver un rythme qui me convient jusqu’au moment fatidique ou un mec me double, puis 2, puis 3 :

« Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel !!!!!! C’est vraiment une journée de m…. !!!!!!!!!!!!!!! Eh,Oh …. Toi là-bas…. Ta pas le droit !!!! C’est moi qui double d’habitude !!!!!!

« ……………………………………………vroummmmm……………………………………. »

« ………..snif……… »

Je prends sur moi, et je me dis qu’il fallait bien que ça arrive un jour.

Là ou ça devient moins marrant c’est quand je vois un groupe d’une douzaine de mecs que j’ai déjà doublé revenir sur moi :

« Euh…c’est bien no drafting ?"
“ ………………………………….”

Ca dure une dizaine de km comme ça et je profite du peu de difficulté du parcours pour me casser, je suis venu pour me tester et pas pour faire de la patinette, je rattrape quelques gus et rebelote, certains jouent avec la limite et d’autres sont carrément collé à la roue, ça commence légèrement à m’énerver mais je me dis que de toute façon je vais me les faire en course à pieds, ce qui m’inquiète le plus c’est que devant je ne vois quasiment plus personne et je me doute que ça doit rouler de la même façon, du coup les plus faibles profitant du travail des plus forts peuvent maintenir un écart qui n’aurait pas eu lieu d’être.

Je gère donc ma course en fonction de ses petits soucis et je pose le vélo environ en 45eme position avec le 36eme temps en 2 :36 :34, ce qui malgré mes piètres qualités de rouleurs et les sensations moyennes du jour est un peu surprenant : j’aurais peut-être dû drafter ?


Tant pis c’est comme ça, malgré tout dans ce marasme ambiant et au bout de 3h10 d’effort apparait enfin un point positif : les 1ere foulées sont bonnes.

Je me cale tout de suite sur une bonne allure, le parcours en aller-retour me permet de jauger les écarts qui sont assez considérables, mais je sens que ça va vite et j’avale les km avec à l’esprit l’envie de gommer mes mauvaises prestations précédentes.

Je finis le semi sur la même allure avec tout de même 3 derniers km un peu heurtés en faisant le 4eme temps en 1 :16 :48.


Au final je finis donc ce triathlon du Sud à la 12eme place en 4 :25 :59.

Je ne rentre donc pas dans mes objectifs, et malgré un triathlon plutôt sympathique et bien organisés, sur un parcours largement abordable pour un début de saison, le manque d’équité me laissera quand même un sentiment de frustration.


Heureusement, le week-end passé dans le sud fût agréable dans le camping-car flambant neuf de Ralator et Mini-moi agrémenté d’un footing à couteau-tiré entre Christie et Predator sur un parcours à 2m de dénivelé :

« Heureusement qu’il y avait ce p….. de pont sinon j’aurais pas réussi à le larguer c’t’acharner de Christie ! Et encore il a pas lâcher le morceau, il est resté à 20m derrière à 200 pulses pendant 1h ! »

 Résultats :

 

1   BERLIER Sébastien         3 :57 :32         23 :54   2 :24 :51   1 :08 :45

12 MOREAU Sébastien         4 :25 :59         32 :37   2 :36 :34   1 :16 :48

35 BENOIT Jérôme                4 :41 :11         31 :45   2 :41 :22   1 :28 :03



                                                                           

Par Predator
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 19:04

Enfin la reprise !

Ca commençait à me démanger depuis un petit moment de pouvoir lâcher la purée sur un triathlon puisque le dernier datait du 15 aout de l’année dernière et m’avait laissé sur des sensations mitigées.

L’hiver a donc été studieux en travaillant les points faibles tel que la natation, et bien-sûr comme vous me connaissez tout les moyens sont bons pour progresser et malgré les quelques secondes gagnées le constat est toujours difficile à avaler : les petits merdeux de 12 ans de la ligne d’eau d’à côté me double toujours et encore (y’en a même qui ose la brasse !)

Le Predator toujours à la pointe de la technologie et de l’innovation a donc pris les choses en main :

« Bon OK, puisque ça marche pas il faut que je fasse la différence autrement ! »

« Et toi viens là ! Ca te dis de jouer à tu me tiens par la barbichette ? »

« Ben ….euh ouais si tu veux »

« Je te tiens ♫ tu me tiens ♫ par la barbichette ♫ le premier qui rira aura une tapette ♫ »

« …………………………………………………………………………………………………. »

« Pffffffff………… hihihihi………… »

« Clac ! »

«  Aïeuuuuh !.......... et merde ! j’ai encore perdu !»

Bon ok j’vous explique, le principe de ce nouvel entrainement c’est de mettre l’accent sur le travail de distribution et de réception de calottes, ce qui peut être très utile sur les départs chaleureux et mouvementés de nos triathlons, bon bien-sûr c’est pas très fair-play mais j’ai trouvé que ça pour gagner des places dans l’eau.

 

C’est donc remonté comme une pendule et avec des joues de hamster (ben ouais j’perds tout le temps à ce jeu à la con !) que je me présente à Vichy :

« Salut Seb, alors t’es prêt ! »

« Mouais… mouais… chais pas, on va voir si l’entrainement paye »

« Qu’est-ce que t’as à la joue ? »

« Euh….t’occupe ……ça doit être ma nouvelle lotion de rasage qui passe pas ……… »

« Au faites tu pars à 13h56 »

« Quoi ! Mais on part pas tous en même temps ? »

« Eh ben non couillon c’est en piscine ! »

Evidemment à ce moment là tous s’écroule, moi qui croyait avoir tout prévu jusqu’au moindre détail je suis complètement déstabilisé  par ce contretemps.

Mais Predator à plus d’un tour dans son sac, il va falloir improviser, et lorsque je me présente au départ je découvre une piscine flambant neuve en …….. inox !

C’est plutôt agréable mais c’est aussi un peu spécial puisque ça donne l’impression de nager dans un évier, et du coup une nouvelle idée de génie me monte à la tête :

« Eh ben y’a qu’à trouver le bouchon et le faire péter nom de dieu ! »

 

Et Pan ! C’est parti pour moi, je déplie mes petits bras et j’envoie la sauce, sa mousse pas bien longtemps et en plus je ne sais pas faire la culbute du coup je fais une espèce de déhanché des fesses pas très académique.

Je fais le 47eme temps en 12 :26 transition comprise et je prends déjà 3 :25 par le meilleur nageur, sur un sprint c’est irréversible, sûrement la faute à ce bouchon à la c.. , j’lai pas trouvé !

Une fois le vélo enfourché ça va déjà mieux et je remonte pas mal de monde dont quelques uns du club avec lesquels bien-sûr je prends un malin plaisir à les enrhumer, du coup pas le temps de taper la causette, désolé les gars mais c’est un sprint.

Je fais donc le 3eme temps à vélo en 33 :08 et j’ai quand même un peu de mal à relancer la machine sur la partie pédestre, il me faudra plus d’un km pour trouver une allure qui va me permettre également de faire le 3eme temps en 17 :01 et cerise sur le gâteau de mettre sa petite fessée à Fred pilepoil sur la ligne d’arrivée ; après l’humiliation de Lavault-St-Anne, une nouvelle déconvenue pour notre vétéran de choc.


Au final je finis 6eme de ce triathlon sprint de Vichy et plutôt satisfait de ma performance sur un format pas évident où il faut s’arracher constamment pour être dans le coup.

La représentation du club  était impressionnante, 25  triathlètes classés et  méritant, mais malheureusement certains n’ont pas été à la hauteur en arborant pas la tenue rose et officielle du club, en même temps à 25 en rose ça aurait fait un peu gay pride.


Pour finir petite mention pour le 1er triathlon de l’ours de Jozerand qui s’en sort plutôt très bien malgré un dernier 100m en brasse juste devant un public médusé et un fiston ravi et moqueur :

« T’as vu maman……….. papa y coule ! »  

 

Résultats Sprint :


1 BOUTTIER  GREGORY 0:58:10 0:09:20   0:31:55   0:16:55
6 MOREAU SEBASTIEN 1:02:36 0:12:26   0:33:08   0:17:02
19 L'Ours de Jozerand 1:07:11 0:14:41   0:34:15   0:18:15
25 MONMINOUX NICOLAS 1:07:53 0:12:20   0:36:21   0:19:12
30 BENOIT JEROME 1:08:56 0:13:30   0:37:20   0:18:06
38 RAFFRAY JEROME 1:10:55 0:14:29   0:36:39   0:19:47
41 BAPTISTE CHRISTIAN 1:11:29 0:12:54   0:38:01   0:20:34
48 RUELLE PIERRE 1:12:18 0:13:51   0:39:15   0:19:11
59 D'ETTORRE JEAN MARIE 1:13:24 0:12:21   0:39:32   0:21:31
60 LOPEZ DAVID 1:13:25 0:12:46   0:40:35   0:20:04
67 SCHANG GUILLAUME 1:13:59 0:12:35   0:39:32   0:21:52
68 COLOT SEBASTIEN 1:14:06 0:14:22   0:37:42   0:22:02
69 VIVIER BARBARA 1:14:16 0:14:30   0:39:14   0:20:32
73 BARRIERE NICOLAS 1:14:34 0:12:48   0:41:15   0:20:31
75 CHARRADE LAURENT 1:14:40 0:12:51   0:39:18   0:22:31
83 ANDRIEUX BRUNO 1:15:37 0:14:36   0:39:03   0:21:58
87 CRAYSSAC MAXIME 1:15:56 0:13:49   0:39:39   0:22:28
88 NOURRI FREDERIC 1:15:56 0:13:16   0:41:51   0:20:49
97 DUMAS GILLES 1:17:46 0:15:37   0:41:40   0:20:29
107 MAZET LUDOVIC 1:19:35 0:15:36   0:40:11   0:23:48
108 NOURRI PHILIPPE 1:19:43 0:16:13   0:41:15   0:22:15
125 SOUCHET ANNE 1:22:33 0:12:21   0:43:22   0:26:50
147 LACHAUX ALBAN 1:27:56 0:14:55   0:48:27   0:24:34
164 LELIEVRE STEPHANIE 1:31:06 0:16:14   0:46:11   0:28:41
166 JEHANNIN LENAICK 1:31:12 0:14:14   0:48:43   0:28:15

                                                                                  
Par Predator
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 21:01


Jusqu'alors il existait « le vélo de Ghislain Lambert » un film caricatural sur le monde du cyclisme avec la formidable interprétation de Benoit Poolvoerde et qui par moment tourne quasiment au documentaire tellement ça se rapproche de la réalité.

Aujourd’hui une nouvelle œuvre vient de voir le jour, cette fois-ci sous le format d’un livre intitulé :

               
                                      LE PELOTON CYCLISTE Ethnologie d’une culture sportive


Un livre qui n’a rien de caricatural puisque l’auteur Xavier Garnotel ancien coureur cycliste et aujourd’hui professeur d’EPS réalise la prouesse d’analyser, de comprendre et d’expliquer  le monde cycliste dans son évolution et dans toute l’imagerie qui l’accompagne depuis sa naissance à aujourd’hui en passant par tous les intervenants, du cyclos du dimanche au coureur professionnel ainsi qu’à l’entourage d’un peloton cycliste jusqu’au journaliste véhiculant depuis des lustres la légende des forçats de la route. 
 

C’est en 2002 après une brève coupure que Xavier renoue le contact avec les cyclistes pour réaliser lors de ses études une thèse anthropologique sur le monde cycliste qu’il va considérer comme une ethnie particulière et intégrée dans notre société, ce qui lui vaudra après 7 ans de travail le titre de docteur en anthropologie.


Il est bien loin le temps ou malgré quelques victoires de renom le seul titre qu’il possédait était le surnom de « La Dèche ».

Aujourd’hui d’un point de vue predatorien, le coquin a pris du grade, ce sera donc : Docteur La Dèche !

Depuis cette semaine son livre est enfin publié et même France 3 s’intéresse au sujet et à l’auteur :

« Allo Seb, c’est Xavier, ça te dit de faire le figurant derrière la caméra ? »

« Ben tout ce que tu veux mon ami, mais faut faire quoi exactement ? »

« Faut juste pédaler et y’a un mec de France 3 qui nous filme. » 

« Ah ouais génial ! ……………. Mais toi tu fais quoi, tu pédales aussi ……….. ? »

« Ben ouais, y faut que ça fasse vrai ! »

« AhAhAh !!!!!!!!! c’est pas vrai que tu vas remettre le cul sur une selle !!!!!!!! »


C’est donc plus intéressée de voir La Dèche se dandiner de nouveau sur un vélo que de faire le beau derrière la caméra que je me pointe au rendez-vous.  

Je retrouve le compère habillé en cycliste (il a encore de l’allure le bougre) avec son fameux vélo rose de l’époque (le look de l’équipe Once à la grande époque de Jalabert).

On est donc parti avec les gars de la télé pour une multitude de plans en long en large et en travers, même que le cameraman m’installe un micro pour que je raconte des histoires de vélos en roulant, heureusement qu’il n’y avait pas l’hélico, je me serais cru au tour de France.

Alors que l’on croyait la séance terminée, le cameraman en veut encore :

« Ca va pas les gars, il me faut d’autres paysages, y’a pas d’autres routes dans le coin ?»

« Ben y’a qu’a monter à Corent, là au moins t’auras des points de vues ! »
que je lui réponds avec le sourire aux coins des lèvres.

La Dèche qui commençait à m’avouer que les allers-retours devant la caméra devenaient douloureux ne parle plus et vire au blanc en entendant ma proposition.

En fin de compte la séance de figurants cyclistes se terminera en plein milieu de la bosse après plusieurs passages en montant bien-sûr, et une fois le cameraman rassasié, La Dèche ne se fera pas prier pour charger le vélo dans le coffre de la voiture.

Au bilan une après-midi bien sympathique avec le sentiment  d’être privilégié d’avoir pu profiter de derniers moments rares et jouissifs d’un Xavier au coup de pédale heurté et pressé d’en finir avec ce sport à la c..

A coup sûr on ne l’y reprendra plus d’ici un bon moment.

 

Tout ça pour dire que si vous aimez le vélo ou si vous ne le comprenez pas, ce livre est fait pour vous et est très facile d’accès :
Si le peloton cycliste n'est, a priori,pas le plus exotique des terrains, il n'en présente pas moins d'originalités et de richesses culturelles qui restaient jusqu'alors muettes.(Xavier Garnotel)



 

Par Predator
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 21:26


Le week-end dernier avait lieu la première édition du trail de Cournon, le club local c’est donc mis à la mode actuelle en changeant sa course sur route par une course nature ce qui lui a permis d’accueillir 450 trailers au départ.


Il fait un petit peu frisquet, et sur cette ligne de départ je vois tout le monde habillé en long avec ceinture porte-bidon ou encore camelback, évidemment en bon vieux novice je me pointe habillé en court avec un cuissard  et un t-shirt moulant prêt à lancer le sprint, je me fais donc encore remarquer et je me sens un peu seul puisque habillé façon Carl Lewis on va se taper 25 bornes (heureusement que j’ai pas mis la combi rose !).

Je croise un collègue de boulot, Fredo dit le zozo que j’avais trouvé à la corrida de Clermont-fd avec des baskets aux semelles désintégrées et avec un trou à l’orteil :

« Tiens salut Fredo, j’espère que tu m’as changé tes baskets ! »

« Ben ouais j’en ai des neuves mais quand même j’étais bien dans les autres, et pis dedans j'avais mis des semelles antichoc ! »

« Euh Fredo ……. C’est quoi cette banane autour de ta taille ? »

« Ben quoi c’est mon appareil photo pour avoir un souvenir ! ?»

« Mais Fredo c’est pas une rando, c’est une course bordel ! »


Le départ est donné et on se retrouve très vite 4 en tête, il y a 2 membres du PEC et un ancien avec la casquette à l’envers et un t-shirt trop grand, c’est un cantalou avec la dégaine d’un jeune de cité, je m’accroche dans leur sillage mais je me sens déjà en difficulté, l’allure n’est pas énorme mais je n’arrive pas à allonger la foulée j’ai les jambes chloroformées, en somme comme j’ai négligé l’échauffement je suis pas réveillé, du coup au milieu des 2 PECistes je me retrouve pressé comme un PEC citron et je suis très vite contraint de laisser les 2 PEC taureaux partir avec Touffik le cantalou.

Je gère mon allure en fonction des sensations du jour et à mi-course je suis 4eme et je navigue à environ 3 mn du 1er et à 1 mn du 2eme et 3eme.

Arrive la plus grosse difficulté du parcours, la montée du puy d’Anzelle, une pente abrupte que l’on monte en marchant, du coup j’aperçois Touffik le cantalou quelques marches au-dessus en train de lâcher prise :

« J’vais m’le faire ce vieux machin ! C’est pas possible y’en a toujours un pour te foutre la honte ! »


Cette montée sèche me réveille, au bout 12 bornes il était enfin temps ( pour info le matin au réveil Predator met la radio à puissance max pour un levé nette et sans bavure sinon ça marche pas), je relance comme je peux au sommet  et dans la descente je regarde au loin et surprise je ne vois plus Touffik :

« c’est pas possible ! Il est ou ce c.. ! Il s’est quand même pas barré ! »

« Bon OK, dans ce cas, quand y’en a marre y’a malabar ! Euh non, quand y’en a marre y’a powerbar ! »

En faites a ce moment de la course c’est plutôt :

« Quand t’es dans le beurre y’a punchpower »

Bon je sais chui un peu juste en poésie mais c’est tout ce que j’ai trouvé comme rime avec mon tube punchpower.

J’y regarde à 2 fois et je ne vois plus que le 2eme, en faites j’ai dû doubler  l’ancien sans m’en rendre compte, le vieux c’est fait sauter la pendule !


Je me sens un peu mieux sur cette fin de course et je commence à revenir sur le 2eme, mais le final est une longue descente goudronnée qui vous donne l’impression que les rotules de genou vont se déloger et finir par exploser, donc du coup les places sont faites et je franchis la ligne d’arrivée en 3eme position, bien content que ça s’arrête.


Au bilan malgré des sensations très moyennes et un début de course vraiment pas à mon gout, la gestion de la course sur cette nouvelle distance est beaucoup plus satisfaisante.

 

Résultats 24,7 km :

 

1     BRINGER Patrick            1:35:10

2     MEUDEC Yohan              1:37:02

3     MOREAU Sébastien        1:37:43

4     TOUFFIK le cantalou       1:42:51

49    FREDO le zozo               2:06:22

54    MAZET Ludovic              2:07:36






C'est bien ce que je disais :
Quand y'en a marre ................ eh ben y'en a marre !!!!!!!!!!

Par Predator
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