Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 09:44

 

 

Samedi dernier avait lieu le contre la montre de Clerlande sur un parcours de 19,1 km rataplat.
D'ici un mois les 1ers triathlons commencent et il est donc temps d'essayer mon nouveau vélo de chrono sur ce parcours idéal pour tester la machine et le bonhomme.
La course est organisée par l'ufolep mais est ouverte à toutes les fédés, c'est loin d'être les championnats du monde mais il y a la une centaine de concurrents de tous niveaux qui sont prêt à en découdre.
Le 1er départ est à 14h30 et à 14h on a toujours pas nos dossards :
« B'jour M'dame, moi c'est Moreau d'Cournon …...... »
« Oui ? Et alors ? »
« Euh ben …... pour avoir l'dossard »
« Oulala ….... ben mon p'tit gars chui pas prête....... et pis c'est pas moi qui m'en occupe c'est ma voisine »
« Arf …..... j'me croirais au boulot moi avec des réponses pareils! »

Après moult négociations je repars enfin avec mon dossard pour un départ à …..... 14h39.
Pas de peau je pars dans les 1ers et je me fais donc un p'tit échauffement d'urgence et me présente au départ à l'arrache.
« 5...4...3...2...1...top... »
Je me dresse sur les pédales et appuie comme un mulet, p'tit coup d'œil sur le compteur qui affiche allègrement 50 km/h !
« Ah Ah Ah …..... ça va ch... aujourd'hui ! »

Au bout de 2 bornes virage à droite et l'allure chute rapidement à 38 km/h, bon ben a priori j'me suis encore enflammé un peu vite sur le départ vent de dos, maintenant faut remonter plein nord tout vent de face avec le gros morceau du chrono, un long faux plat de 6 bornes.
Je me cale les fesses sur l'avant de la selle, maintiens la position aérodynamique et appuie sur les pédales à bloc, en somme un chrono c'est pas compliqué, à bloc au début, à bloc au milieu, à bloc à la fin …........... c'est loin d'être de la poésie et vous avez pas le temps de compter les pâquerettes au bord de la route et au final si tous c'est bien passé vous terminez avec la bave aux lèvres, le mal de jambes et le trou de balle en feu !
Bon évidemment vu comme ça, ça fait pas rêver mais comme on dit les spécialistes apprécieront !
Je gère bien mon allure tout au long des 19 km et je franchis la ligne avec la bave aux lèvres, le mal de …............... enfin le package complet du bon vieux routard …......... dans un temps de 26:15.
A peine l'arrivée franchie je sais déjà que j'ai fais un bon temps, pensez-vous ça fait du 43,7 km/h de moyenne, c'est quand même pas le papy du coin qui va me battre !
Les coureurs se succèdent sur la ligne d'arrivée et du plus jeune au plus ancien, pas un ne réussira à améliorer ce temps, je remporte donc cette épreuve et baptise de la meilleur façon le premier envol de mon nouveau vélo.

La fête n'est pas finie puisque le lendemain je repars pour une nouvelle course à Commentry, un critérium, circuit de 1,8 km à parcourir 45 fois sans réelle difficultés, rien de bien emballant puisque on tourne comme des malheureux dans une zone industrielle, y'a pas un chat à l'horizon, le temps est gris, tout est gris, tout est moche, jusqu'à la sono du speaker qui marche à moitié et qui grésille à n'en plus finir.
Environ 80 coureurs au départ sont présent dont une douzaine de féminines bien installées devant le peloton sur la ligne de départ, galanterie oblige on laisse partir en tête les p'tites nanas de l'équipe de France juniors, subjugué par tous ces petits popotins qui se dandinent devant nous personne n'ose attaquer sur ce 1er tour, petite observation pour constater qu'il ne suffit pas de faire un contre la montre pour que certains est de la bave aux lèvres ….....................
Enfin bon passons, c'est un Ambertois il me semble qui produit la 1ere attaque et qui rompt cette idyllique progression d'un peloton au regard hagard et brillant, a priori à Ambert on est moins sensible à ce genre de paramètres.
Allez hop c'est parti, les attaques fusent de tous les côtés, fini la plaisanterie, les hormones mâles reprennent le dessus :
« Les gonzesses derrière …....... on a pas qu'ça à foutre nous ! »
« Hé Ho …...... faut s'calmer les mecs ! »
« Allez ….... les poules …..... arrêtez de piailler et allez au fond de la classe ! »
« ….................pauvre c..!!!................... »


Après ces échanges verbaux très gratifiant, la course reprend enfin ces droits, je reste bien au chaud dans le peloton, j'observe, j'attends, je laisse mes adversaires s'épuiser, et au bout d'une dizaine de tours certains commencent à grimacer, je tente une 1ere attaque mais je me retrouve seul à l'avant, regroupement au tour suivant, cette fois-ci c'est plus des grimaces mais le bal des horreurs, du coup j’enchaîne directement par une 2eme attaque incisive, j'insiste comme un malade sur 2 ou 3 tours et un groupe d'échappée de 11 hommes se forme tant bien que mal, l'entente n'est pas extraordinaire mais le groupe finit par s'organiser, on est 2 du club dans cette échappée, Seb alias « Le boucher des Cornards » m'accompagne.
On progresse tranquillement, tout le monde prend son relais mais je m'ennuie ferme sur ce vire-vire sans âme, je me sens relativement facile, les jambes tournent plutôt bien, et j'ai limite envie de remettre de la bonne minasse histoire d'animer cette course morose.
Çà faisait bien longtemps que je n'avais pas eu ce genre de sensations sur une course de vélo, et j'ai du mal à calmer mes ardeurs de jeune premier, je me résonne comme je peux et décide de compter les moutons :
« 1 mouton........... 2 moutons.......3 moutons............ 4 mout........5m.......zzzzzzzzz »
« Hé couill.. garde ta ligne ! »
« Hein quoi …....... bêêêêêêêêêê …...... »
mouton19  

Bon d'accord j'ai encore tout fais à l'envers, les moutons c'est fait pour dormir, mais bon même si c'est un peu risqué à vélo, au moins ça passe le temps.
Au bout du 4587eme moutons on arrive enfin dans les 10 derniers tours, j'attends que le speaker annonce une prime pour contrer juste après, sauf que sur cette prime c'est pas la grande bousculade, je me ravise et attends une opportunité, personne attaque, aucune initiative, il ne se passe rien.
Bon allez il est temps de passer à l'action, j'attaque à 6 tours de l'arrivée, sur une relance dans une petite descente, personne ne réagit, virage à droite, et je prends vent de dos dans la ligne droite d'arrivée, j'envoie la purée d'entrée, je sens qu'il y a des watts voire des kilo-watts dans les jambes, le coach et son powertap en serait baba de voir ça !
1 tour plus tard un homme en rouge revient sur moi, c'est …......... Le Boucher des Cornards…..... qui revient seul, il s'est débrouillé comme un chef, pas besoin de faire la causette pour comprendre qu'il faut tuer le suspens au plus vite, on y envoie du pâté pendant 3 tours, petit regard derrière, nos poursuivants ont bel et bien sombré.
Il ne reste plus que 2 tours pour savourer notre performance du jour :
« Bon on fait comment ? Main dans la main ? »
« Euh …......  comme des amoureux ? »
« Ben non benêt ….....  on lève les bras ensemble »
« Euh …..... ben ouais, mais qui qui gagne ? »
« Ben ché pas moi au pif......... y se démerderont au podium avec la photo-finish. »
« Euh ben j'aimerais bien gagner moi …....... si j'ramène pas le bouquet, ma copine m'ouvrira pas la porte »
« Ah bon ? »
« Et pis mon chien est malade …........ et pis j'ai b'soin d'argent ….....  et pis »
« Bon d'accord c'est bon, j'te la laisse ….. »

On franchit donc la ligne d'arrivée presque main dans la main puisque Le Boucher avait peur de lâcher son guidon des 2 mains …................. sûrement l'émotion.
Je finis donc ce WE sur une bonne note, 2 courses, 2 victoires, même si techniquement je suis classé 2eme du cri-cri de Commentry et que les honneurs sont revenues à Seb le funambule, je considère cette course comme une gagne.

 

Résultats:                                                                   

 

1 Sébastien CHABERT (VC Cournon d'auvergne) les 81 km en 2h10mn50s
2 Sébastien MOREAU (VC Cournon d'auvergne) mt
23 Rémi Case (VC Cournon d'auvergne) à 7mn

 

217457 165809346807244 100001345400962 311765 1568651 n 

Par Predator
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 23:23

 

Retour sur le week-end dernier ou je me présente au départ du souvenir René Jamon, course cycliste en ligne avec départ à Pont du château et arrivée à Cournon.
C'est le club qui organise, va falloir assurer et montrer le maillot, l'objectif de l'équipe est un top 5, objectif élevé et ambitieux sur une course au niveau bien plus relevé que les courses précédentes, 121 coureurs au départ avec des grosses équipes des régions avoisinantes et quelques pointures nationale du peloton amateur français, mais en ce moment l'équipe tourne bien donc pourquoi pas, comme on dit sur un malentendu tout peut arriver …..............
Le parcours est orienté sur 30 km de plaine et 80 km de montagnes russes, chaque année le vent joue un rôle primordiale sur la 1ere partie de course mais aujourd'hui rien, le néant, en ce dimanche ou les premières chaleurs commencent à se faire sentir, Eole le démon des cyclistes, à décider de rester à la maison pour faire la sieste, très déçu par son comportement je comptais là-dessus pour arriver à me glisser sournoisement dans le bon groupe d'échappée.
Bon tant pis, il faut donc revoir la tactique du jour et s'adapter, pendant que je m'échauffe je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'intime conviction qu'un coup pourri va se faire dans la plaine, j'en parle à Coach et au Poÿ qui eux ne sont pas plus chaud que ça :
« Ouah Seb, ben moi j'ai fais 2 fois cette course sans vent, eh ben à chaque fois on est arrivé groupé au pied de Mauzun, pas moyen d'se faire la belle! »
« Euh ben moi j'préfère rester dans les roulettes pour m'économiser avant les bosses! »

Bon sur le coup j'me dis que j'm'enflamme peut-être un peu trop vite mais malgré tout j'ai largement envie d'anticiper avant que les cadors mettent en route dans les 1eres bosses parce que s'il y a une chose qu'est sûr c'est que je n'ai plus les moyens de jouer avec eux.

Le départ est donné devant l'Aquarius :
Km 0 : « Attaque du dossard n°12 en tête de peloton ! »
Le peloton s'offusque :« P.t... Moreau …... blaireau !!! …...... le peloton aura ta peau !!! »
Km 0,5 : « Dossard n°12 repris par le peloton »
Bon d'accord j'ai juste tenté le coup pour voir comment le peloton réagissait, en tout cas moi j'ai bien l'humeur offensive aujourd'hui.

Le peloton roule à vive allure jusqu'à Joze, je me replace dans les 1eres positions, la traversée et sortie du patelin est délicate, passage sur le pont de l'allier, virage à droite, on s'engage prestement en file indienne sur un petite route sinueuse, le peloton se relève, je me décale et me porte à l'avant.
2 coups de danseuses........... je me retourne.............. 10m d'avance.............
Je me relève...... je remets de nouveau 2 coups de danseuses....... je me retourne....... 20m d'avance ….............
« P.t... mais qu'est-ce qui foutent ! »
Hésitation …........... gambergation ….............. action.
« Arf …... j'vais quand même pas me barrer tous seul à 100 bornes de l'arrivée …... et pis m..d., moi j'me casse ! »

Km12 : « Dossard n°12 attaque seul devant le peloton ! »
Voilà c'est parti, je viens d'attaquer en facteur un peloton méduser qui voit un petit bonhomme en rouge se casser seul à ….............. 32km/h !!!
Certains diront que c'est idiot, d'autres que c'est couillu, moi j'dirais, les 2 mon capitaine !
Bon effectivement je ne me fais pas d'illusion, un homme seul contre 120 acharnés de la bicyclette , l'affaire ne va sûrement pas faire long feu, mais en même temps pendant que le peloton flâne à regarder les beautés touristiques de Joze, le petit bonhomme en mousse …...... euh en rouge …........ fait son petit bonhomme de chemin, je maintiens mon petit train de sénateur et j'me dis qu'une échappée va bien se former à l'arrière, j'aurais plus qu'à sauter dans les roues, sauf qu'une idée lumineuse me monte très vite à la tête :
« Mais nom d'une manivelle …......... y'a le 1er sprint intermédiaire dans quelques kms ! »
Clac …..... clac …....... clac …..... je tombe les dents et commence sérieusement à accélérer, cette fois-ci ça rigole plus.

Km 20 : « Dossard n°12 vainqueur du PC de Beauregard »
Comme on dit, ça c'est fait, je me retourne, j'vois toujours personne à ma poursuite ….........gloups........... ça commence sérieusement à m'inquiéter, j'vais quand même pas me taper la ligne droite de Moissat tout seul !
Tant pis pas le choix, je continue mon aventure et j'ouvre toujours la route en solo, pas pour longtemps puisque en bas de la descente de Beauregard je vois débouler de je ne sais ou, un groupe d'une douzaine d'hommes en furie, je mets de nouveau un coup de danseuses, pas à 32 km/h évidemment et me faufile dans les roues.
Je me retourne …..........personne......... pas de peloton en vue …....... l'écart est déjà conséquent, je me frotte les mains, la chance est avec moi, ni vu ni connu je viens d'intégrer l'échappée du jour grâce à mon attaque fulgurante de Joze !

Un rapide état des lieux de la composition du groupe beaucoup d'équipe représentée et beaucoup de cadors piégés, en plus on est 2 du club avec le Chadof qui lui est capable de remplir l'objectif top 5 de l'équipe.
« Mamma mia ! …...... y'a un coup à faire aujourd'hui ! »

On est 13 dans cette échappée et l'entente est parfaite, tout le monde fait sa part de travail, mais une nouvelle fulgurance me traverse l'esprit :
« Nom d'une manivelle …........... y'a le 2eme sprint intermédiaire qui approche ! »

Il faut absolument que je le gagne, avec 4 PC sur cette course si j'en gagne déjà 2, je serais pas loin de remporter la mise.
Je me place, prévois le braquet adéquate et déboîte le sprint de loin, je secoue le vélo comme un damné et passe la ligne avec 10m d'avance, mes adversaires n'ont rien compris et me regarde bizarrement du genre qu'elle mouche la piquée celui là.
Radio Tour s'enflamme :
Km 31 : « Dossard n°12 vainqueur du PC de Ravel ! …......... P.t... mais c'est qui ce n°12 ? »

Les choses sérieuses commencent, on attaque les 1eres rampes de Mauzun ça monte au train et on bascule à 11 au sommet, idem à Fayet le château et à Isserteaux, sauf que le 3eme PC est placé à Isserteaux et que j'ai raté mon coup en croyant que c'était un GPM.
Pas de panique il en reste encore un, si j'le gagne c'est banco !
L'entente dans l'échappée est toujours aussi bonne on progresse jusqu'à Sugères ou je claque le dernier sprint intermédiaire, même technique, même tarif ….......... 10m par les carreaux qu'ils ont pris les collègues.
Km 73 : « Dossard n°12 vainqueur du PC de Sugères et vainqueur final des sprints intermédiaires! »

J'imagine déjà mes directeurs sportifs dans la voiture suiveuse s'excitant en tapant du poing sur le tableau de bord :
« Ouah le c.. ! Il va aussi vite que sa grand-mère et il a claqué le classement des sprints ! ….... P.t... ces vieux alors ! »

Bon c'est bien beau tout ça mais la course n'est pas finie, j'ai fais le kéké sur les sprints et on arrive plein pot sur le mur du parcours, les choses sérieuses pour la victoire commencent et les 1eres attaques dans l'échappée fusent.
Radio Tour s’emmêle le micro :
Km 75 : « Attaque du n°12 …......... euh ben non ….... y'est pas le 12 …......... euh ben qu'est-ce qui fout ce c.. ? »

4 hommes s'envolent dans la bosse et nous laissent planté comme des malheureux, le Chadof fait partit des 4 et comme j'en ai plein les bottes ça m'arrange plutôt pas mal puisque j'ai plus qu'à me faire trimbaler, du caviar cette course j'ai passé mon temps à être au bon endroit au bon moment pour avancer en profitant du travail des autres.

On passe la bosse suivante de Sallèdes encore avec l'avantage sur l'avant garde du peloton, mais la belle vie touche à sa fin, ça revient vite et fort, j'attends que les 4 hommes de tête est une avance plus conséquente pour protéger Nico et reprendre des relais, si on arrive à basculer la 1ere partie de la dernière montée y'a moyen d'aller faire un truc, sauf que derrière les mecs sont affamés et nous rattrapent à Laps au pied de la montée finale, il ne reste plus qu'une vingtaine de coureurs et malheureusement les attaques fusent de tous les côtés dans la montée de Busséol, je résiste 1 fois, 2 fois, 3 fois et à la 4eme je pose enfin mon popotin sur la selle pour regarder mes adversaires s'envoler inexorablement vers les places d'honneur, je passe le sommet avec Armand, reste plus que 10 bornes pour rallier l'arrivée …............ en caleçon, ben oui c'est ce qu'on dit quand on est cuit de chez cuit.

Je franchis la ligne en 30eme position, râpé complet mais content puisque l'objectif est pleinement rempli avec Nico 3eme et moi qui gagne les sprints intermédiaires, en somme une bonne journée de baroudeurs ou l'offensive a été récompensée.

Je conclurais par cette célèbre réplique d'Hannibal Smith, grand poète des années 80 :
« J'adore quand un plan ce déroule sans accrocs ! »

  

Résultats :

 

1 : Régis COMBAUD  (CSA des Loges) les 104 km en 2h 37' 04"

3 : Nicolas CHADEFAUX  (V.C.Cournon d'Auvergne) à 38"

15 : Boris ORLHAC  (V.C.Cournon d'Auvergne)  à 48"

30 : Sébastien MOREAU  (V.C.Cournon d'Auvergne)

31 : Armand GENEIX  (V.C.Cournon d'Auvergne)

38 : Quentin LEPLAT  (V.C.Cournon d'Auvergne) 

44 : Alexandre JOIN  (V.C.Cournon d'Auvergne)

47 : Frederic LAGACHE   (V.C.Cournon d'Auvergne)

52 : Sébastien CHABERT   (V.C.Cournon d'Auvergne) 

55 : Romain LANG   (V.C.Cournon d'Auvergne) 

58: Aurélien POYET   (V.C.Cournon d'Auvergne)

75: Mounir KHALIL  (V.C.Cournon d'Auvergne)

81: Alexandre LAVAL  (V.C.Cournon d'Auvergne)

 

 

 

 

canstock4070537

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

Par Predator
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 00:13

 

Bon allez j'm'y remets à ce satané blog, histoire de donner des nouvelles et de raconter mes aventures sportives.
Il me semble qu'aux dernières nouvelles Predator avait été vaincu par une andouillette !
Ne vous inquiétez pas, j'ai vite évacué cette déception au plus profond de mon subconscient et me suis tourné vers l'avant histoire de rebondir, sauf que niveau compétitions post-Embrun et hivernales ça été le black out total.

Mais qu'est-ce qui donc qu'il a foutu le Predator ?

Eh ben le Predator, c'est pourtant pas trop mal comme marque, le moteur à 290 000 kms ( en 20 ans de vélo, ça vaut 7 fois le tour de la terre ! P.t... ça fait peur! ) fonctionne toujours aussi bien, bon d'accord faut l'démarrer à la manivelle et le turbo marche plus, mais une fois lancé sa ronronne plutôt pas mal et sa pétarade tant que ça peu !
Le problème c'est pas le moteur, c'est la carrosserie qui déconne ! Y'a une roue qui frotte nom de dieu !
J'ai bien essayé de resserrer les boulons mais comme disent les anciens :
« Quand y'a du jeu ….......c'est qu'tu d'viens vieux ! »
« Ah ouais d'accord »

Faut écouter la parole des anciens qu'on me disait …........................... mon c.. oui !
Du coup chui plutôt parti consulter la parole des médecins et tout autres spécialistes :
« Bon tu sais Seb, ça fait des années que tu fais beaucoup de sport à un bon niveau, à un moment donné l'activité plus l'age créent des déséquilibres corporelles, y faut faire avec …...... »
« Pffffffffff !!! M'en fout du déséquilibre moi, z'avez pas d'la pommade magique Mr le Docteur ? »
« Euh …..... comment t'expliquer plus simplement …......... quand y'a du jeu …...... c'est qu'tu d'viens …....... »

Bon pas moyen de négocier et de trouver quelqu'un de senser, au final je repars avec une tendinite au genou droit ou plutôt une tendinite du fascia-lata plus communément appelé syndrome de l’essuie-glace.
Problème d'essuie-glace ? « Ah Ah Ah ! J'vais vite te régler le souci moi ! »
A peine sorti du cabinet, ni une ni deux j'me pointe chez …................................ Norauto, rayon essuie-glace bien-sûr :
« Euh …..... B'jour M'sieur, j'peux savoir c'que vous faites au milieu du magasin avec le pantalon sur les ch'villes ? »
« Ben quoi ? Faut bien qu'j'l'essaye c't'essuie-glace si y me va ? »
« Au secours ! Appelé la police ! Y'a un fou qui se balade le c.. à l'air dans les rayons !!! »
18


Bon ça reste entre nous, soyez pas vache, dites le à personne, c'est arrivé à tout le monde de se payer la honte sur une erreur d'appréciation, j'n'avais pas très bien évalué le problème.
Et pis de toute façon quand y'a du jeu …........ eh ben c'est qu'y a du jeu, c'est comme ça, qu'est-ce vous voulez y faire, on en a tous un peu à quelque-part, même qu'en je me relis j'me demande si j'en ai pas ailleurs ?

Allez, j'arrête de pleurer sur mes bobos, chui sensé parler sport !

Au mois de mars, j'ai bouffé des mars ! …........... euh oui bien sûr.......... en même temps j'en bouffe toute l'année des mars …...... arf....... c'est plus fort que moi j'me suis encore égaré, quand j'vous dis qu'il n'y a pas que dans le genou ou il y a du jeu............non, ce que je voulais dire, c'est qu'au mois de mars, j'ai repris les compètes !

Alors ? Alors ? On veut savoir ? T'as tous fait péter que vous allez me dire !?
Ben non............. que dalle, nada, la dèche quoi !

  • 1ere course de vélo au Bédat, les sensations sont bonnes mais je loupe le bon wagon et termine dans les profondeurs du classement congelé par des conditions climatiques proche des températures cryogéniques.
  • 2eme course au trail de Cournon, à domicile j'me fais niq... et termine 2eme du 12 km, bon dommage mais en même temps le genou a tenu le choc et l'essuie-glace n'a pas eu la bougeotte, pis en plus j 'ai gagné du pinard pour graisser le moteur …............
  • 3eme course à la Durtorcha, encore du vélo ou je fais une nouvelle fois un classement anecdotique, malgré tout une pas si mauvaise prestation puisque à 5 km de l'arrivée je suis seul en tête avec une bonne 20aine de secondes d'avance, sauf qu'il reste 5 bornes ..................................... de bosse ! Oups ! Les 20 s n'ont pas suffi et j'ai pris un coup de vent au bout d'1km, dommage mais sur ce coup j'ai préféré tenter le jack pot plutôt que d'assurer une place dans les 10.
  • 4eme course à Cébazat, toujours une course de vélo ou je choisis de faire une course d'attente et de voir ce qu'il reste en fin de course, sauf qu'à force d'attendre j'ai fini par m'endormir, comportement à vite oublier.

Enfin une dernière course de vélo le WE dernier dans la plaine ventée de la limagne, sur les 130 coureurs au départ on est 19 du club dont une dizaine capable de faire la course. Une stratégie bien claire a été convenue et au 12eme km les maillots rouges se portent à l'avant du peloton et mettent la machine en route, virage à gauche et vent de côté, un éventail de diables rouges se forme, sa siffle, sa crie, sa râle, sa explose …................. on nous avait promis la guerre, ils ont eu droit à l'apocalypse !
Pour les novices en cyclisme on a fait ce qu'on appelle une bordure, une technique imparable pour faire exploser un peloton, on se retrouve donc à 12 en tête dont 7 coureurs du club, un carnage j'vous disais, là c'est de la bonne boucherie Cournonnaise, sauf que la journée vient à peine de commencer, faut finir le travail sur les 100 bornes restants.
On se relaye à 7 comme des excités, un véritable chrono par équipe, les kms défilent mais un groupe de poursuivants pointe à1 mn et nous oblige à nous sacrifier pour garder l'avantage et protéger nos 3 coureurs capable de gagner.
A 20 bornes de l'arrivée les 1eres attaques pour la gagne fusent et il ne m'en faut pas plus pour que je me désintègre dans le vide intersidéral, le coach ère lui aussi à quelques mètres de moi et essaye tant bien que mal de tourner les manivelles, mais rien à faire Apollo 13 ne répond plus et notre réserve d’oxygène est aussi rouge que nos maillots.
On rentre comme on peut avec le sentiment du devoir accompli et en ayant emmené nos jeunes le plus loin possible, reste plus qu'a attendre le verdict :

Doublé Cournonnais ….......... 1ere équipe …......... 1er sprinteur …........ de la bonne boucherie que j'vous disais !
 

Resultats :

 

1 : Armand GENEIX  (V.C.Cournon d'Auvergne) les 108 km en 2h 36' 10"
2 : Nicolas CHADEFAUX  (V.C.Cournon d'Auvergne) à 35"
5 : Boris ORLHAC  (V.C.Cournon d'Auvergne)  à 1' 37"
6 : Alexandre JOIN  (V.C.Cournon d'Auvergne)
9 : Emmanuel RIVES   (V.C.Cournon d'Auvergne)  à 2' 46"
20 : Sébastien MOREAU  (V.C.Cournon d'Auvergne) à 4' 30"
21 : Quentin LEPLAT  (V.C.Cournon d'Auvergne)  mt
28 : Pablo MORGAVI   (V.C.Cournon d'Auvergne)  mt à 5' 40''

 

        

 

                                                                                    fvgif8

Par Predator
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /Août /2010 19:35

 

Quelques nouvelles  de mon Embrunman complètement raté du week-end dernier.

 

Départ du voyage jeudi avec le Coach en direction d’Embrun, avec 7h de route on a largement le temps de faire des plans sur la comète, les objectifs sont définies de façon à ce que chacun aillent plus vite que l’année dernière, en l’occurrence ce sera du –11h pour nous 2, objectif un peu chaud pour le Coach puisqu’il ne nage pas du tout et moi je pencherais au max vers un 10h45 si tout se passe bien.

J’ai bien précisé si tout se passe bien parce que sur ce genre d’épreuve on n’est jamais sûr à 100% et tout peut basculer au dernier moment, la préparation du Coach c’est bien passée puisque le bougre ne s’entraine quasiment qu’à vélo, le reste il s’en tape , de la natation par ci par là et de la course à pieds en entretien, chacun sa technique vous allez me dire, moi j’ai quand même essayé de travailler les 3 disciplines, en natation je vise entre 55’ et 1h, en vélo je pars pour 6h20, et en course à pieds j’aimerais approcher les 3h15, beau programme vous allez me dire, sauf que ça fait 3 semaines que j’ai un genou qui me fait des misères et que j’ai quasiment pas couru depuis et pour rajouter du piment à cette Ironman je me suis tapé une indigestion à J-4 de l’épreuve avec une bonne journée complètement HS.

La confiance n’est donc pas au beau fixe avant le départ, mais bon maintenant que je suis là, y’a plus qu’à faire avec les moyens du bord !

 

La veille de l’épreuve on dépose les vélos et ont retrouvent nos 2 compères Greg le fonctionnaire et l’Ours des Combrailles :

« Salut Greg ! Alors t’es prêt ? »

« Euh bof, j’vais faire comme je peux, ça fait un mois que j’dors pas ! »

« Ah Ah Ah ………………… le jeune papa y tient pas le choc ! »

« rrrrrr bbbbzzzz………..rrrrr bbbbzzzz……….rrrrr bbbbzzzz…….. »

 

Bon effectivement le Greg c’est déjà rendormi sur sa chaise n°600, y’aura plus qu’à le réveiller demain matin à 4h du mat :

« Et toi Romain c’est la forme ? »

« Ouais bof, chui sec ……… j’me suis trop entrainé au mois de juillet ……….. j’en ai marre ! »

« Ouais c’est ça et en plus tu va m’sortir que t’as plus envie de le faire ! T’as pris quoi à bouffer ? »

« Euh ben ………ché pas………. J’vais mettre quelques barres de céréales ………. »

« Hein ? T’es fou ! Tu vas crever la dalle avec tes pauvres barres de céréales de chez Auchan ! »

« Ouah c’est bon ! ……..m’en fous moi d’la bouffe ! …………si j’ai faim j’m’arrêterais au bistrot du coin !. »

 

Après moult discussion on repart donc se coucher pour une dernière courte nuit avant l’échéance.

Dimanche matin le réveil sonne à 4h avec une musique d’AC/DC histoire de se lever sans l’ombre d’une hésitation :

♫ I’m on the highway to hell ♫

♫ Highway to hell ♫

♫ I’m on the highway to hell ♫

♫ Highway to hell ♫

« Aaaaaaaarrrrrrghhhhhhh ! ………… bordel de m..d. ! j’vais tous vous casser la gueule !!! »

« Euh Seb ……… ça va ? »

« Et ben ouais pourquoi ? ……….. euh ……….c’est la musique, c’est un peu violent comme réveil ! »

 

5h du mat on arrive dans le parc à vélo ou on retrouve 900 frapadingues qui manifestement ont eu la même idée que nous, a priori on ne s’est pas trompé de jour c’est toujours ça de réussi !

Derniers préparatifs autour du vélo, enfilage de la combi et échauffement, 2 tours de bras à gauche, 2 tours de bras à droite, 2 flexions extensions, 2 calottes à l’Ours des Combrailles et v’là qui me retourne comme une crêpe …………… bon apparemment il est prêt !

5h50 Les filles sont parties !

5h51 870 mecs déboulent sur la plage. Je me suis placé devant en 2eme ligne, l’année dernière j’avais fait pareil et je m’étais fait éclater la tronche, à croire que je dois aimer ça.

5h55 Le speaker fait monter la pression, les spectateurs tapent dans les mains et la musique bat son plein.

5h59 Greg le fonctionnaire se fait pipi dessus et le Coach sent le caca ……………………..

6h00 Pan !

 

Je courre comme un dératé sur les cailloux de la plage, je les sens même pas sous mes pieds, je continue à courir le plus longtemps possible dans l’eau et je plonge, cette fois-ci je pars tranquille et surtout je regarde ou je vais, pas de baston mais je me débats comme je peux pour prendre les rares espaces libres dans cette marée humaine, au bout de 200 m je mets le clignotant à gauche et je me rabats à la corde, à ma grande surprise je me retrouve quasiment seul à cette endroit, la plupart des mecs suivent la meute et nagent à 5 m de la corde, j’arrive au bout du plan d’eau, il fait encore nuit et il faut repartir dans l’autre sens direction la plage, l’eau est assez claire et j’arrive à me mettre dans le sillage d’un mec qui nage un peu plus vite que moi, je le suis jusqu’à la plage, le soleil c’est enfin levé et hop c’est reparti pour un 2eme tour, toujours dans les pieds du même bonhomme il va m’emmener jusqu’à bon port pour sortir de ce 1er round 60eme en 56 mn pile poil !

 

Ca commence plutôt bien, l’année dernière j’étais sorti 136eme en 1h, je suis dans les clous et je peux faire ma transition sereinement et enfiler mes 2 maillots de vélo blindés de bouffe, serein je le suis surement un peu trop puisque je mets 3 plombes à me changer, je plane à 12000 et en plus je péte  la fermeture éclair d’un maillot, tant pis je pars pour 187 bornes à moitié débraillé et j’enquille la 1ere bosse avec la bouche pleine de powerbar, mes parents sont dans le coin :

« Coucou ! Allez Seb !!! »

« Hey !......... gloups ……..aaaaarrrrrrghh !............. ttttttttffffff ! »

 

Sur le coup j’avale la moitié de la powerbar tout rond et le reste je le postillonne sur les pieds d’un spectateur, pas évident non plus de tout faire en même temps !

Je commence donc à remonter les concurrents et j’essaye de me caler sur l’allure prévue pour faire 6h20 voir mieux, au sommet de la 1ere bosse au bout de 8 bornes je passe avec 2 mn de retard sur mon tableau marche, pas très grave vous allez me dire mais le souci c’est que les jambes sont très moyennes et ne répondent pas terrible, je ne m’affole pas et mets ça sur le compte du froid et de la transition avec la natation.

Au bout de 40 bornes on revient sur Embrun et dans la montée de Baratier on m’annonce 19eme, je trouve là 2 gaziers qui ont l’air de bien rouler, je me cale sur leur allure et on va faire un bout de chemin ensemble, il y a là un américain en vélo de chrono et à moitié à poil avec sa tri fonction.

Il va s’cailler les miches en haut de l’Izoard l’amerlock :

« We have to run together man ! »

« Euh …….. yes we can ! ……… euh …….. my flowers are beautiful ! »

« ……….. ??????????????............... »

 

Le mec me regarde bizarrement, je dois pas être au point niveau anglais, tant pis en tout cas les mecs me trimballent jusqu’au pied de l’Izoard et me remettent dans mes temps de passage, on est au 80eme km et je suis 13eme à ce moment là, tout est nickel vous allez me dire sauf que j’ai énormément de mal à suivre ces mecs alors que ça devrait être mon allure de base, manifestement y’a un truc qui va pas, c’est pas possible qu’il y ai autant de différence entre mes sensations cyclistes de ses dernières semaines et aujourd’hui, la montée du col ne va faire que confirmer ses sensations, je mets 5 mn de plus que l’année dernière  à gravir le monstre, j’ai rien dans les jambes et pour rajouter à la difficulté je n’arrive pas à bouffer depuis le début, je bascule 21eme au sommet mais j’arrive encore à sauver les apparences dans la descente, je remonte de nouveau 3 mecs mais je sens bien que le retour après Briançon s’annonce très mal.

Au passage à Briançon je suis de nouveau 2 mn au dessus de mon tableau de marche, on prend le vent de face pour les 70 km restants, je ne suis plus capable de lutter contre les éléments et encore moins contre le dénivelé restant, je n’arrive même pas à relancer et dans la moindre petite bosse insignifiante je mets petit plateau et quasiment tout à gauche, et plus j’appuie sur les pédales plus j’ai mal au bide, manifestement l’indigestion du mercredi à laissé des traces, j’ai tous l’appareil digestif qui ne fonctionne pas et quand on sait que c’est une des composantes majeure de la performance je crois que je l’ai sérieusement dans l’os ………………

Je continue à perdre des places sans pouvoir prendre la moindre roue, le Coach me rattrape avant le Pallon puis ensuite l’Ours des Combrailles en fait de même juste avant la dernière montée du Chalvet, surpris et compatissant sur mon sort ils s’arrêtent un dizaine de secondes pour prendre des nouvelles, je leur dis que c’est fini pour moi et que c’est une grosse journée de m..d. !

Je commence sérieusement à m’inquiéter, pas sur mon sort puisqu’il est déjà scellé, mais il reste encore Greg le fonctionnaire à mes trousses, un sursaut d’orgueil me fait monter cette dernière difficulté avec le mord aux dents, j’ai le nez collé sur le pneu avant dans les pentes les plus raides, je me retourne constamment, si Greg revient les copains auront fait le hat-trick !

J’arrive enfin au parc à vélo, sans Greg, dommage pour lui, je boucle ces 187 km en 6h46mn11s, c’est le 39eme temps et je suis à ce moment là 34eme, mais comme je m’en tape le coquillard je pars tranquillement à mon emplacement, je suis à 30mn du temps que j’aurais dû faire et je viens d’effectuer les 70 dernier kms à 25km/h de moyenne, autant dire que l’affaire est conclue et le pire c’est que je me sens pas du tout fatigué.

 

Je pose mon vélo sur la barrière et regarde la chaise de mon emplacement dont on dit quelle ne sert jamais à rien, eh ben pour la 1ere fois depuis que je fais du triathlon je peux enfin m’assoir dessus !

Une nouvelle expérience enrichissante puisque tout en mangeant mon gatosport que j’aurais dû bouffer pendant le vélo je regarde les concurrents qui arrivent repartir pour le marathon avec des mines plus ou moins déconfites !

Je reste assis sur ma chaise au moins ¾ d’heure a déprimé et à bouffer tout ce qui me tombe sous la main, 2 mecs se pointent vers moi :

« Boujour, ça vous dit un massage ? »

« ………..nan !!!!!!!!............ »

« Euh, vous êtes sûr ? Ca peut vous faire du bien ……… »

« ………..j’ai dis ………. Nan !!!! »

« Euh ……..bon ben ok………. On s’en va. »

« Ouais c’est ça ……..cassez vous !......... »

 

Puis quelques minutes plus tard vient une nana :

« Bonjour ………. Ça va comme vous voulez M’sieur »

« Ouais ………. j’mange mon gateau et j’regarde le spectacle !!! »

« Euh ………. Vous êtes sûr ?.........vous vous sentez bien ? »

« Ben ouais, chui bien sur ma chaise ! ………… entre nous, faut être débile pour faire un marathon après 3.8 km de natation et 187 km de vélo ! ……………………. »

« ………. ?????????????............... »

 

L’aventure s’arrête donc là pour moi je remballe tout mon matos et sors du parc à vélo avec les boules bien remontées jusqu’à la gorge, Predator a été mis KO au 2eme round par ………………………….. une andouillette !

Oui vous avez bien lu, la source de tous ces maux est une pauvre andouillette à la c.. qui m’est restée en travers du bide depuis mercredi, et je peux vous dire que ça fout sérieusement les boules de ne pas pouvoir défendre ses chances à cause de 8 cm de barbaque ingurgitée en 30 s !

J’ai la désagréable impression d’avoir été battu sans avoir sortit les armes et il a suffit d’un seul repas pour anéantir des heures, des semaines, voir des mois d’entrainements, une bêtise de débutant qui a en plus totalement gâché des vacances centrées sur cette événement.

En conclusion, maintenant que je suis rentré chez moi je suis revenu aux valeurs sûres …………………… j’attaque le pot de nutella, ça au moins ça fait pas mal au bide !

 

 

  

Résultats Embrunman 2010 :                                                            

 

1       ZAMORA Marcel            0:46:46     1:12    5:55:12    1:43    2:53:59     9:38:50                 

15     DAUMAS Romain          1:06:01     4:52     6:27:11    3:25    3:23:32    11:04:59

19     LEPLAT Quentin            1:17:38     3:05     6:09:50    2:34    3:38:48    11:11:54

316   BAPT Gregory                1:05:02     5:15     7:25:35    4:24    5:01:21    13:41:35

340   PICHOT DUCLOS           1:07:52   10:03     8:25:53    6:15    3:59:16    13:49:16

DNF  MOREAU Sebastien       0:56:00    4:43      6:46:11

 

                                                                                              3

 

 

 

Par Predator
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 00:19

 

L’heure est grave mes amis, la saison de triathlon bat son plein et l’ironman d’Embrun pointe déjà le bout de son nez, dans moins d’un mois la grande messe du 15 août donnera à nouveau sa sentence et par conséquent ce mois de juillet est une période primordiale dans la préparation de cet objectif.

En ces temps de vacances il n’est donc pas encore temps de se laisser aller au farniente et aux fiestas en tous genres, je me suis donc organisé un « p’tit » week-end de cure dans les stations thermales du Puy de Dôme en commençant vendredi soir par une visite éclair de Châtel-Guyon ou plutôt une visite guidée de cette commune puisque je prends le départ du contre la montre par équipe du tour d’auvergne.

 

Ca doit faire 2 mois ½  que je n’ai pas mis de dossards sur une course de vélo et la partie s’annonce périlleuse sur ce chrono de 12 bornes, le clm/equipe est une discipline difficile et violente qui ne supporte aucune faiblesse mais qui est très grisante quand ça fonctionne bien.

On est 6 dans l’équipe et je suis placé en 1ere position sur le départ pour mettre les collègues sur orbite, c’est parti l’affaire est lancée, et au bout d’une borne un homme est déjà en difficulté, plus que 5 à se relayer, on aborde la descente à 70 km/h et le rond-point qui suit morcelle l’équipe en 3 morceaux, ça commence à partir en sucette et ça ne ressemble plus à rien, du coup le Boucher des Cornards s’énerve en revenant de l’arrière comme un boulet de canon et nous prend un relais de 2 bornes à 61 km/h !

On aborde le final avec la remontée sur Châtel, le Boucher paye ses efforts et pète comme une m..d. !

Ouf ! vous allez me dire ………… et ben non, WiWi et BoBo en remettent une couche dans la bosse, je serre les fesses tant que je peux et Kevin lui ………… n’en finit plus de gueuler !

On bascule la bosse à 4 et ont finit le dernier km à l’arrache, le speaker s’excite :

« Oh la la ! les Cournonnais réalisent le meilleur temps en moins de 15 mn …….............47 de moyenne ! ..........……C’est fantastiiiiiiiiiique !!! »

  

Bon d’accord on était la 1ere équipe à partir, mais bon faut bien faire le show un peu, on finit donc ce chrono de 11,7 km en 14’56, et avec 47 de moy on fait seulement 14eme sur 20, les 1er eux ont roulé à 51km/h !  

b-20-20-.gif  

Résultats:                                                                  

 

1  Comité d’Aquitaine                    13 :33                                 

14 VC Cournon d’Auvergne            14 :56

 

 

Le week-end ne fait que commencer et samedi matin c’est de nouveau vélo avec une excursion sur le Mont-Dore et ses environs en compagnie de JéJé la fringale.

Km 10 :   JéJé s’enflamme dans la montée d’Olloix et me mène la vie dure.

Km 50 :   JéJé bascule la Croix-Morand dans ma roue.

Km 65 :   JéJé trouve la pente de la Croix-St-Robert trop raide.

Km 80 :   JéJé reste assis 10 mn à la fontaine du Guéry.

Km 100 : JéJé commence à montrer des signes de faiblesse dans la Moreno.

Km 101 : JéJé a mal à un genou.

Km 102 : JéJé à mal aux 2 genoux.

Km 140 : JéJé commence à insulter les automobilistes à tort ou à raison.

Km 150 : JéJé explose dans la Baraque.       

Km 151 : JéJé ne répond plus, la transmission est rompue avec Apollo.

Km 200 : JéJé met pied à terre dans Gergovie.

Km 206 : JéJé la fringale, l’homme qui faisait 200 bornes avec un bidon et un cake Savane de papi Brossard rentre chez lui à 16h pour ……………… se coucher.

Je laisse donc mon JéJé à son triste sort et rentre chez moi fatigué mais tout à fait lucide pour enchainer dimanche matin avec le semi-marathon du Mont-Dore.

 

La visite touristique continue et je me pointe donc dimanche matin de bonne heure à Murol pour me taper 21 km de course à pieds entre Murol et le Mont-Dore via le col de la Croix-St-Robert, 14 km de montée pour 7 km de descente, je suis très très loin de me sentir frais comme un gardon et les 630 m de dénivelé risquent de peser sévèrement dans les guiboles !

Le départ est donné à 150 coureurs, je me place juste derrière le trio de tête mais dés la 1ere montée du Marais je ne peux pas suivre, j’ai 2 poteaux télégraphiques de 12 m à la place des jambes, je laisse donc logiquement partir ce groupe.

Sur la partie plate le long du lac Chambon je cours pas si mal que ça et j’essaye de contenir l’hémorragie par rapport aux hommes de tête, on aborde les 1eres rampes du col et le groupe de tête explose, je rattrape le 3eme et garde à vue les 2 premiers, j’ai les jambes de plus en plus dure et je commence à avoir mal de partout, mon compagnon de course à dû saisir la chose et n’arrête pas de changer de rythme, à l’amorce de la petite descente qui mène au carrefour des Moneaux et du col, piqué au vif par l’orgueil du kamikaze je tente l’ultime attaque du désespoir, je maintiens la vitesse de la descente et pose une mine sur la remontée vers l’arche de la course de côte …………contre toute attente alors que je me croyais complètement cramoisi et prêt à rentrer dans la dimension des galériens de la route, le moteur se met en branle et pétarade de plus belle, y’a pas beaucoup de gazole dedans mais même sur la réserve je prends.

On est au 10eme km et enfin la course peut commencer, je continue sur la lancée et je fais une montée bien plus conforme à mes capacités, FiFi et ses petites pattes est monté comme un cabri, il bascule en tête devant Cyril Merle, je passe 3eme au sommet en 57mn pointé à 50s du 1er et 25s du 2eme.

J’amorce la descente tambour battant mais pas trop rassuré quand même, ça va sérieusement faire mal aux guiboles, je passe le 15eme km en 1h, j’allonge la foulée et pour l’instant ça répond plutôt bien, Cyril Merle a rattrapé FiFi et s’envole vers la victoire, le pauvre FiFi et ses p’tites pattes est cette fois-ci bien en difficulté dans cette descente, je grignote petit à petit mon retard et je commence à croire que la 2eme place est jouable, mais à 2km de l’arrivée là ou la pente est la plus raide les effets néfastes de la descente commencent à se faire sentir et m’obligent à réduire l’allure, je termine donc cette course 3eme en 1 :19 :41.

Au final je conclus donc mon week-end sur une bonne note, comme on dit le compte est bon et je crois bien que là j’ai eu ma dose, sauf que ………. j’ai gagné un billet de retour sur les thermes du Mont-Dore pour :

Une journée de soins et de remise en forme !

smiley_248.gif  

 

Résultats:                                                                  

 

1 MERLE Cyril                      1:18:28                           

2 DRAVERT Philippe             1:19:23

3 MOREAU Sébastien           1:19:41

 

 

 

                                                                                  elephant1

 

 

 

 

Par Predator
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés